| CONSEIL DELIBERATIF NATIONAL DU S.N.E.P. Une autre Europe pour nos revendications !
Le 7 juin 2009, les citoyens de l’union européenne sont appelés à élire leurs députés au Parlement européen. En cohérence avec la logique qui avait conduit le SNEP en 2005, après consultation des syndiqués, à se prononcer contre le projet de TCE et en 2008, à dénoncer la ratification du Traité « dit simplifié » par les parlementaires français, au mépris du résultat du vote populaire, le SNEP appelle la profession à exprimer par le vote du 7 juin, son exigence d’une Europe qui réoriente sa politique en faveur des exigences portées par les 8 organisations syndicales à l’initiative des actions communes engagées depuis le 29 janvier. Les majorités qui dirigent aujourd’hui l’Europe ont contribué, par la politique qu’elles ont menée et entendent poursuivre, à la crise financière et économique qui frappe de plein fouet les jeunes, les salariés et retraités, creusant les inégalités et étendant la misère sociale, dans le même temps où elles préservent et renforcent les revenus financiers. Les conséquences ont été dénoncées par quelques 25 organisations dont la FSU, à la veille de la présidence française de l’UE au 2ème semestre 2008, et formalisées dans l’appel intitulé « Une autre Europe est possible ! ». Elles se révèlent hélas chaque jour dans leur triste réalité. |
Les politiques menées par les ministres de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, au mépris des puissantes luttes développées par les personnels et les usagers, en sont l’illustration concrète. Elles confirment les inquiétudes formulées en ces termes par le SNEP en mars 2005 : « Préconiser la conception d’une éducation soumise à l’utilitarisme et l’individualisme (cf. les références au capital humain et à l’employabilité) et à la logique économique de la compétitivité ou la conception de la « gouvernance » du système éducatif selon la logique et les techniques managériales de l’entreprise comme le font les rapports conjoints de la commission et du conseil n’est pas anodin. » Les politiques éducatives des pays de l'Union Europénne appliquent les orientations libérales issues du sommet de Lisbonne et du processus de Bologne pour l'enseignement supérieur. De récentes prises de positions du Parlement européen, portées par les luttes et relayées par les propositions et actions de députés porteurs d’alternatives antilibérales, ont pourtant montré que cette instance peut avoir, si on lui en donne les moyens, une influence sur les directives européennes. Il en va ainsi de la suppression (en attendant une interprétation juridictionnelle en cours) de la notion de « pays d’origine » nommée initialement « directive Bolkestein » qui permettait de traiter sur le plan social un travailleur d’après la législation de son pays d’origine. Une europe qui réponde à nos revendications, une Europe sociale et de coopération, nécessite des institutions plus démocratiques; il faut abroger les traités existants et les directives de privatisation des services publics. Chacun peut constater combien le gouvernement français cherche avant tout à éviter le débat public sur les enjeux de ces élections et, au-delà, cherche à focaliser l’attention de l’électorat sur un arsenal de mesures sécuritaires décidées dans l’urgence. Pour l’avenir de nos revendications, pour qu’elles trouvent des débouchés dans des choix politiques radicalement différents de ceux engendrés par les politiques libérales à l’œuvre en France et en Europe, le SNEP appelle donc les personnels à aller massivement voter le 7 juin et à exprimer leur volonté d’avoir des députés européens attentifs aux exigences que nous portons et prêts à intervenir et à se battre pour les faire aboutir.
VOTE :
Copyright © 2009 SNEP. Tous droits réservés - Dernière modification le 30/05/09 |