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Texte Action Le CDN du SNEP réuni les 27 et 28 janvier 2011 salue l'action
du peuple tunisien qui mène la bataille pour la liberté,
la démocratie, la justice sociale, contre la dictature d'un clan,
la confiscation de la richesse par quelques uns. Le SNEP est solidaire
avec ce mouvement social et syndical porteur des espoirs du peuple, pour
que la démocratie ne lui soit pas confisquée, que tous
les militants injustement condamnés soient amnistiés, que
les responsables des massacres soient identifiés et condamnés
et que de véritables élections démocratiques puissent
avoir lieu rapidement. Le G20 est l'occasion pour Nicolas Sarkozy de tenter
de se repositionner en tant que chef d'état et futur candidat à l'élection
présidentielle sans pour autant qu’il remette en cause les
orientations ultralibérales défendues, notamment au niveau
européen. Politiques de rigueur et d’agression pour les
salariés, les retraités et les services publics, et politique
de largesse pour le capitalisme financier. Les vœux présentés
au mois de janvier sont de ce point de vue significatifs : alors
que l'emploi est la première préoccupation des français,
pas un mot, pas une attention ! Le dernier remaniement ministériel masque mal le rejet par la
population des orientations réaffirmées avec force par
le premier ministre qui fait, avec le président, le choix de persévérer
dans les contre réformes, même si apparaissent des formes
de division et d'affaiblissement de la majorité UMP (ISF, accumulation
de lois, 35H, etc.). La sortie des décrets d'application sur les retraites ne fait que confirmer la justesse de nos analyses sur l'augmentation des inégalités. Pour autant, les luttes développées ne l'ont pas été pour rien. Elles ont permis à la population de prendre conscience des dégradations généralisées induites par la politique libérale. Cette prise de conscience et ce soutien de la population représentent un point d’appui dont nous devons nous saisir pour les luttes à venir. Pour contraindre à la mise en œuvre d’une autre politique sur les dossiers d’actualité, il est nécessaire de continuer à construire l’action interprofessionnelle unitaire pour imposer d’autres choix et gagner sur nos revendications, passant par un autre partage des richesses. Le syndicalisme ne saurait avoir comme seule perspective les prochaines échéances électorales. Parallèlement, le SNEP appelle tous les collègues à s'emparer de la campagne de la FSU "le service public on l'aime, on le défend !" et à apporter leurs contributions sur le site (http://www.fiers-du-service-public.fr/). Le SNEP est engagé dans les Etats généraux du service public. Il se fera le relais des décisions et propositions prises dans ce cadre. La pétition unitaire intersyndicale sur les salaires doit être l'occasion de porter nos revendications sur la nécessité d'augmenter le point d'indice et, par voie de conséquence, les salaires de tous les fonctionnaires. Le service public du sport subit
une transformation profonde qui l’amène à abandonner l’essentiel
de la politique de démocratisation du sport ; la nouvelle
ministre, dotée d’un budget négligeable, est là pour
parachever la privatisation de l’activité physique et soutenir
celle des grands clubs professionnels. |
Au niveau de l'éducation
nationale, la volonté de transformations radicales
et régressives continue. Dispositif ECLAIR, école du
socle, réforme du lycée et STI, suppressions de postes,
livret de compétence, évaluation par les chefs d'établissements,
primes aux chefs d’établissement et aux recteurs en
fonction de leur « résultats », circulaire
natation, UNSS, rythmes scolaires, pack EPS, heures de coordination
en EPS, « cours le matin, sport l’après midi »,
etc. Le 22 janvier, temps de mobilisation unitaire, s'est décliné dans la plupart des départements de France, mais sans que le niveau de mobilisation soit à la hauteur des enjeux. Partout, les DHG sont tombées et les collègues commencent à toucher du doigt les conséquences concrètes des choix budgétaires du gouvernement. Augmentation du nombre d'élèves par classe, suppressions de classes, de postes, d'options, de sections sportives, collègues non remplacés, forfaits AS remis en cause, etc., tous les moyens sont bons pour mettre en œuvre le "schéma d'emploi" défini par le ministre. Sur le plan de l'EPS, nous sommes dans un paradoxe : jamais on a autant parlé de la place de l'EPS et du sport à l’école (déclarations présidentielles, ministérielles, émissions de radio, de télé, etc.). Ceci est pour partie le résultat de l'activité syndicale menée par le SNEP pour la reconnaissance de l’EPS comme voie particulière de réussite scolaire et pour la prise en compte du rôle important joué par le sport scolaire. Mais ces débats et déclarations ne sont pas sans contenir de grands dangers et remises en cause liés aux fortes ambiguïtés portées par le ministère mais aussi certaines forces sociales (syndicales, associatives, …) sur les contenus et les organisations de l’EPS. La réduction de l’EPS à un accès et à un développement de la santé, du bien être et de la citoyenneté est une dérive potentielle. Le risque existe de centrer sur ces thèmes une « EPS de base » et de voir sa dimension culturelle et/ou sportive « externalisée » dans le cadre d’une « animation sportive » dévolue aux clubs, aux fédérations, aux collectivités, dans le cadre de dispositifs tels que l’accompagnement éducatif, l’opération « cours le matin sport l’après midi », ou autres. Tout en contestant ces dispositifs, le SNEP doit développer ses propositions pour une EPS basée sur une appropriation critique de la culture des APSA, ce qui permet de développer apprentissages culturels et travail sur les compétences de santé, citoyenneté, socialisation… C’est ce qui a permis de hisser l'EPS en France à un niveau (horaire, recrutement, …) envié partout en Europe. Activité revendicative à venir C'est en partant du travail du terrain, avec les collègues, mais aussi par la rencontre et la mobilisation des usagers du service public d'éducation nationale que nous pourrons faire avancer nos revendications. C’est dans ce cadre, et pour permettre de développer, centraliser et offrir des débouchés et une suite aux actions menées dans les établissements, les départements et les académies, que le SNEP sera pleinement partie prenante de la décision prise par la FSU d'appeler à une journée de grève le 10 février (proposition faite à nos partenaires des autres fédérations de l’éducation, sans succès pour l’instant nationalement). La nécessité d’imposer un autre budget pour l’école passe par cette journée de mobilisation et de grève qui donnera de la visibilité aux actions, créera un cadre et un temps commun et éclairera l'opinion publique. Le SNEP appelle ses sections départementales à prendre contact avec celles des autres syndicats de la FSU pour trouver des formes d’actions originales ce jour, permettant la mobilisation des collègues, la centralisation et l’expression médiatique des actions menées dans les établissements. C'est dans cette logique également de poursuite de la mobilisation que s'inscrit la proposition que fait la FSU d’une manifestation nationale unitaire pour l'éducation le 19 mars. Ceci dans la volonté de rechercher la plus large unité possible. Le SNEP doit participer à l’impulsion et l’animation des 500 débats prévus par la FSU pour faire connaître et débattre des 20 propositions de la FSU pour le système éducatif. Le SNEP éclairera ce débat de ses propositions pour l’EPS et le sport scolaire. Dans l’enseignement supérieur, la ministre affirme mettre en place un référentiel national de la licence. Dans ce contexte, le SNEP a demandé la mise en place d’une UE obligatoire et facultative APSA. La ministre nous a répondu en laissant ouverte la possibilité de la mise en place d’UEL. Aussi, le SNEP continuera à agir pour faire aboutir cette revendication. Le CDN considère que la qualité de l’enseignement et les questions de sécurité doivent être posées comme critères centraux pour l’attribution des moyens pour la natation. Les équipes doivent exiger que leurs choix pédagogiques, notamment pour la constitution des groupes, soient pris en compte pour les besoins pour l’an prochain. Le SNEP, qui a obtenu l’engagement du ministère d’ouverture de véritables négociations sur la circulaire natation, y portera ses revendications. Les premières réunions des comités techniques mis en place dans les DDI et DRJSCS, sont l’occasion de protestations syndicales unitaires. Les élus du SNEP y portent les revendications des professeurs de sport en termes de respect des missions, de conditions d’attribution des indemnités, d’astreintes, etc… Le SNEP national relaiera ces revendications auprès du ministère des sports lors de l’audience du 4 février. Il appelle les personnels à généraliser et coordonner leurs actions pour peser dans le rapport de force. Sur la question des fonctionnaires stagiaires (FS), le
SNEP sera extrêmement vigilant sur la façon dont vont se
passer les évaluations et la titularisation. Aucun stagiaire
ne doit être pénalisé par les conditions d’exercice
imposées cette année. Le SNEP exige, avec l’intersyndicale
et le collectif « stagiaire impossible », que les
FS aient l’an prochain une décharge importante (d’au
moins un mi-temps) pour poursuivre leur formation en lien avec les IUFM
et les UFRSTAPS. C’est pourquoi le SNEP conteste l’orientation
que développe le gouvernement, laissant croire que tous
les étudiants ayant eu un stage en responsabilité, seront
en capacité de prendre une classe à temps plein, ce qui
est évidemment faux. Ceci est confirmé par les annonces
dans nombre d’académies de suppression, en 2011/2012, du peu
de formation et/ou décharges qui existent actuellement.
Les FS seraient dans le même désarroi et la même
difficulté que cette année. Dans ce contexte, la bataille
menée l’an dernier de « bien qu’attachés
au tutorat des FS, nous refusons d’être tuteurs dans ces
conditions là » ne peut que se poursuivre et s’amplifier.
Dès maintenant, le SNEP prend contact avec le SNES et le SNUEP
pour définir une stratégie commune. Dans chaque académie,
le SNEP appelle à rencontrer les stagiaires, les tuteurs
(y compris ceux qui ont choisi d’aider les FS comme « tuteur
militant »), les parents, pour faire un bilan et porter ces
revendications. Tous les temps de préparation, d’organisation, de rencontres et de discussions liés à la préparation de nos congrès, au-delà de la nécessité de la participation du plus grand nombre possible de collègues aux débats et aux votes, doivent être saisis pour construire et développer l’action sur l’ensemble des dossiers, renforcer la syndicalisation et travailler aux alliances les plus larges. Texte adopté par :
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