| CONSEIL DELIBERATIF NATIONAL DU S.N.E.P. Texte Action Après la puissante manifestation unitaire du 19 octobre, le succès de la grève tout aussi unitaire du 20 novembre est venu conforter la détermination des acteurs et usagers du service public d’éducation, à poursuivre leurs luttes pour sa défense, sa démocratisation, son développement et contre les suppressions de postes. Dans le même temps, les progrès enregistrés aux élections prud’homales et professionnelles, par les syndicats à la fois les plus opposés à la politique gouvernementale et porteurs de revendications s‘inscrivant dans des perspectives de progrès économique et social, valident l’orientation syndicale que nous développons. Dans le secteur de l’éducation, la FSU se maintient très largement en tête des fédérations et le SNEP conforte sa représentativité au-delà des 81%. Ce sont des atouts de poids face au gouvernement et à la situation politique et sociale à laquelle nous devons faire face. Et c’est ce qui nous a permis d’engranger, en convergence avec la montée de la mobilisation des jeunes et des parents d’élèves, le premier recul significatif de ce gouvernement avec le report de la réforme lycée, assorti de l’annonce d’ouverture de discussions dites « sans tabou », sur l’ensemble du dossier. Au-delà des rangs de l’éducation nationale et de ses partenaires, c’est un mouvement social d’ampleur inédite qui se dessine avec les grèves du 29 janvier. Alors que N. Sarkozy comptait utiliser la crise financière pour calmer luttes et revendications et accélérer, sans obstacle majeur, le calendrier de ses réformes, l’indécence des sommes astronomiques immédiatement débloquées pour venir en aide aux banques et aux grandes entreprises, sans aucun contrôle de leur utilisation ni contreparties, sont venues nourrir le mécontentement. On peut espérer que c’est ce qui s’amorce avec l’action de grèves et de manifestations interprofessionnelles public-privé du 29 janvier, à l’appel de la totalité des organisations syndicales représentatives. En effet, réorienter la politique à partir de « mesures urgentes en faveur de l’emploi, des rémunérations et des politiques publiques intégrées dans une politique de relance économique » est un défi de taille, surtout si on le confronte à la feuille de route que le président de la république a tracée au moment de ses vœux à la nation. Si la pression sociale et ses retombées dans les propres rangs de l’UMP ont conduit le gouvernement à différer l’examen de la loi sur le travail du dimanche, à prolonger le débat sur la loi audiovisuelle, à hésiter sur les évolutions du service public de la Poste tout en maintenant sa démarche de privatisation…, il entend bien néanmoins continuer à mettre en œuvre sur le fond sa politique de réorientation profonde de la société et à passer en force, y compris en muselant les capacités d’intervention du pouvoir législatif et l’indépendance du judiciaire, en poursuivant ses remises en cause de la laïcité (financement des établissements privés, reconnaissance des diplômes universitaires entre la France et le Vatican). De la même façon, il utilise les drames successifs survenus dans les hôpitaux (pour lesquels il porte une grande responsabilité par absence d’engagement en matière de services publics hospitaliers) pour mieux justifier la réforme « hôpital – patients – territoires » qui ne fera qu’aggraver la situation. Il prend également prétexte de la délinquance et du désarroi de la jeunesse pour avancer son projet d’enferment des mineurs dès l’âge de 12 ans, etc. |
Dans l’éducation nationale, suite aux mobilisations, la fébrilité gouvernementale se fait aussi sentir et un certain nombre de décisions en attestent. Après le recul sur les lycées, ce sont 1 500 des 3 000 suppressions de postes de RASED qui seraient conservées pour la grande difficulté ; la date de dépôt des masters a dû être différée ; l’examen de proposition de loi transformant les écoles primaires en EPEP est repoussé ; la poursuite contre les maires n’ayant pas appliqué le SMA est abandonnée et nombre d’enseignants financièrement pénalisés pour « désobéissance civile » ont finalement bénéficié de la totalité de leur salaire. La décision de N. Sarkozy d’offrir ses vœux aux personnels de l’éducation en lieu et place du ministre de l’Education Nationale, dans un fief UMP (Saint Lô), a donné lieu à des manifestations particulièrement réussies. C’est aussi un signe de la difficulté sur laquelle bute le gouvernement sur le terrain éducatif. A la Jeunesse et aux Sports, la manifestation nationale du 16 décembre devant le ministère, contre la fermeture des CREPS et des services extérieurs, a été d’une ampleur exceptionnelle et les réactions critiques du CNOSF vis-à-vis de la politique sportive du gouvernement, montrent qu’il y a matière à ouvrir un front unitaire sur ce secteur. Dans l’enseignement supérieur et la recherche, les protestations s'étendent et montent en puissance contre la volonté du gouvernement d'imposer sans négociations ses "réformes" dans les universités et les organismes de recherche. Les dotations budgétaires des établissements, la situation de l'emploi, les projets sur les carrières, la réforme dite de « mastérisation » de la formation des enseignants créent un profond mécontentement. Pour autant, sur le fond de sa politique éducative et sportive, comme sur les suppressions de postes, le gouvernement n’entend opérer aucun recul. C’est pourquoi le CDN du SNEP réunit les 15 et 16 janvier 2009, tout en s’inscrivant dans la pleine réussite de l’action du 17 et des grèves interprofessionnelles et manifestations du 29, décide de poursuivre et amplifier l’action sur son propre champ de responsabilité. Dans les secteurs fonction publique et éducation, le SNEP veillera à ce que les questions d’emploi et de recrutement soient fortement présentes. Il arrête le relevé de décisions suivant : Concernant l’UNSS, il appelle les collègues à l’action :
Concernant les DHG, les HSA, l’emploi, les recrutements, en parallèle des mobilisations et pour les renforcer, le CDN appelle à multiplier l’action au niveau des établissements, en aidant les collègues à agir et à s’opposer à la politique budgétaire conduite à l’EN et pour un plan de relance. Il suppose notamment l’abaissement des effectifs par classe (24 en collège et 27 en lycée), l’arrêt des suppressions d’emplois, la transformation d’une grande partie des 470 000 HSA en postes et la réouverture du CAPEPS interne pour les non titulaires. Cela passe par :
Le CDN propose d’organiser la rencontre avec les collègues, et en particulier ceux des établissements les plus susceptibles d’identifier des « postes cachés », à l’occasion de la journée d’action du 29 janvier ou lors de conseils syndicaux, afin d’armer les collègues à l’animation de ces luttes (document émanant des CTP, adresse aux parents et élèves (lycéens), trame de déclaration au CA, courrier au CE, …). Il rappelle également, pour dynamiser ces actions locales, la nécessité de mettre en réseau l’information entre les différents niveaux de militants et entre les collègues. De plus, un modèle de lettre aux recteurs et IA ainsi qu’une interpellation des élus, seront proposés pour obtenir de l’administration la transparence sur les BMP, HSA et départs à la retraite. Concernant les lycées : Concernant l’organisation des assises de l’EPS et du sport scolaire : Concernant la jeunesse et les sports :
Concernant les services publics :
Concernant la santé :
VOTE :
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