| Paris, le 23 juin 2010
Lettre ouverte Monsieur le Ministre, Nous tenons à attirer votre attention sur la situation injuste dans laquelle sont placés les étudiants titulaires du seul diplôme de Licence qui ont déjà passé un concours de recrutement d’enseignants, qui ont échoué et qui risquent de ne pas pouvoir le tenter à nouveau. Conséquence de votre réforme dite de « mastérisation », à la rentrée 2010, ces étudiants ne peuvent repasser le concours qu’à la condition d’avoir un Master2, un titre équivalent ou d’être inscrit en Master 2. Or, nombre d’entre eux n’ont qu’une licence puisque c’était le diplôme requis jusqu’à présent, ou des équivalences d'Unité d’Enseignement de Master1. Ces étudiants risquent – alors qu’ils ont déjà passé le concours – de ne pouvoir le tenter à nouveau, parce que les règles du jeu ont changé brutalement. C’est totalement injuste. Ces étudiants – qui pour beaucoup ont fait des études pour devenir enseignants – n’ont pas à faire les frais d’une réforme que tous les acteurs contestent depuis maintenant 2 ans. Sans être exhaustifs, citons différents cas. Pour les étudiants n’ayant pas le Master1 mais ayant préparé le
concours à l’IUFM ou dans
une autre composante (UFR) cette année, leur première année
d’IUFM (PLC1 et PE1) peut être
validée ou donner des équivalences puisque le gouvernement
a considéré cette année comme une année transitoire (circulaire Hetzel du 14 mai 2009 n°2009-0108). Pour les étudiants qui ont déjà été inscrits à l’IUFM
ou dans une UFR sans l'être cette
année, et qui sont titulaires uniquement d’une licence,
la seule solution est de demander une « validation d’acquis d’études supérieures » pour
pouvoir entrer en Master2 (dont le coût peut varier
fortement d'une université à l'autre), mais là encore
sans la moindre assurance d’être acceptés. Pour les candidats qui n’ont jamais été inscrits à l’IUFM
ou en Master dans une UFR, la
validation de leur acquis risque d’être encore plus difficile.
Il ne restera plus que la solution de
s’inscrire en Master1 et recommencer un cycle complet de Master
! Là aussi, c’est très injuste. Autre exemple : J’ai une Licence. Je fais des remplacements à l’Education Nationale, alternés avec des emplois à temps très partiel dans le milieu associatif depuis 3 ans ; j’ai été admissible deux fois au CAPEPS, mais pas cette année. Que puis-je faire pour repasser le concours ? Enfin, les étudiantes ayant attendu un enfant au cours de l'année
universitaire 2009-2010, les étudiants en congé parental ou en congé longue maladie
rentrent aussi dans ces cas de figure. Quelles solutions nationales pour ces étudiants inscrits au concours
qui ne sont pas des cas isolés ? |
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Ils demandent en urgence :
Par ailleurs, des solutions doivent être trouvées pour que les étudiants déjà titulaires d’un Master 2 puissent préparer le concours au sein d'une université dans le cadre d'une préparation aux concours reconnue par l’État. L'inscription dans une préparation aux concours ne doit pas engendrer de frais supplémentaires pour un étudiant inscrit par ailleurs à l'université. Les frais d'inscription des préparations non diplômantes doivent être fixés nationalement et ne pas dépasser le montant des frais d'inscription d'une licence. Les IUFM doivent poursuivre cette mission inscrite dans le code de l'éducation (L 625-1) et avoir les moyens de le faire. Pour cela, l’État doit continuer de financer ces années et allouer les moyens (en personnel, financiers, logistiques, …) correspondant aux universités. Par ailleurs, pour les candidats qui bénéficient d’une dérogation de titre et qui ont besoin de préparer un concours dans certaines disciplines professionnelles, l’État doit encourager et aider les universités à proposer des préparations. Veuillez croire, Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, à notre haute considération Copyright © 2010 SNEP. Tous droits réservés - Dernière modification le 23/06/10 |