| Paris, le 03 janvier 2008
Monsieur Serge CHABROL
Secrétaire général du SNEP FSU
76 rue des Rondeaux
75020 PARIS
Monsieur le Secrétaire général,
Vous avez appelé mon attention sur le décret relatif aux "conditions de recrutement et
d'emploi des étudiants au sein des établissements publics d'enseignement supérieur" qui sera
bientôt présenté au Comité technique paritaire ministériel de l'enseignement supérieur et de la
recherche.
Je voudrais vous rassurer sur plusieurs points que vous soulevez dans votre courrier :
Tout d'abord il n'est pas ici question d'encourager les étudiants à travailler en plus de leurs études. En effet, je considère que le travail étudiant doit être un choix et non une nécessité. Il
s'agit d'offrir aux étudiants de vrais emplois, par opposition aux « petits boulots» souvent
exercés sans lien réel avec leur environnement. J'ajoute que les emplois proposés le seront sur
le campus, ce qui limitera considérablement le problème des temps de trajet qui font souvent
perdre à l'étudiant des heures précieuses.
Cette démarche s'inscrit pleinement dans les conclusions du récent rapport du Conseil économique et social intitulé Le travail des étudiants. Celui-ci considère en effet que « le
travail des étudiants peut être un atout en termes d'autonomie, d'expérience et d'insertion
professionnelle dès lors que les moyens sont donnés de concilier études et emploi ».
Le décret que nous préparons en application de la loi du 10 Août 2007 relative aux libertés et
aux responsabilités des universités, vise à permettre aux étudiants qui le souhaitent de
poursuivre une activité sur le campus même de l'université et au service de la communauté
universitaire dans son ensemble.
Ce décret prévoit des horaires aménagés en fonction des examens et des emplois du temps,
une très grande souplesse dans la répartition sur l'année de la charge de travail et des garanties
importantes en matière de contrat de travail. J'ajoute que pendant la période des cours,
l'étudiant ne pourra pas exercer son activité au delà d'un mi-temps. L'objectif est de permettre à ceux qui le souhaitent de travailler dans des conditions réellement adaptées à leur statut
d'étudiant et non dans des conditions qui pourraient mettre en péril la réussite de leurs études.
Je précise que les universités ne pourront en aucun cas recruter des étudiants en lieu et place
de personnels pour un poste donné, dans les métiers de l'animation sportive comme dans les
autres. Enfin, nous faisons clairement la distinction entre ces emplois et les stages de
formation très encadrés, obligatoires dans les cursus sportifs et donnant lieu à convention de
stage.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Secrftaire général, l'expression de ma meilleure
considération.
Valérie PECRESSE |