| EDITO
10 juillet 2008
Bonnes vacances ??
Après une année de lutte et de mobilisations et alors que les enseignants préparent tranquillement leurs bagages pour quelques vacances bien méritées, le gouvernement, en plein arbitrage budgétaire, profite de cette période (où la riposte sera nécessairement moindre) pour pilonner encore un peu plus l'Ecole et ses enseignants.
Après la provocation de N. Sarkozy au conseil national de l'UMP : "quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit", le gouvernement confirme sa volonté de non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et annonce 30 000 suppressions de postes dont 13 500 à l'Education Nationale...
Pour ceux qui doutaient encore que les réformes actuelles que nous combattons ne visent qu'à permettre la réduction des moyens accordés à l'Ecole et non la réussite des élèves (confusion entre le fond et la forme, l'habillage), je vous invite à méditer les propos du premier Ministre : "Il faut naturellement que ces réformes aient donné leur résultat pour qu'on puisse conduire cette diminution des effectifs."
Dans ces conditions, la reprise du mouvement dès les premiers jours de rentrée revêt une dimension particulière et cruciale. Ne laissons surtout pas à penser que tout va bien dans le meilleur des mondes... Ce n'est pas vrai !
Le système éducatif est de plus en plus menacé et il nous appartient de le défendre pour la réussite de tous les élèves.
Nouvelle saignée en 2009 :
le service public d’éducation encore plus fragilisé
Le ministre de l’éducation nationale vient d’annoncer sans vergogne qu’après la suppression de 11200 emplois en 2008, il propose une saignée encore plus importante pour 2009 : le non remplacement de 13500 personnels de son ministère.
Il ose affirmer que ces nouvelles suppressions se feront sans dégrader la qualité du service public d’éducation puisque la démographie baisse dans le second degré (moins 30000 élèves), qu’une meilleure gestion est possible « en renvoyant au bercail » de nombreux enseignants qui ne sont pas devant élèves (comme si ces personnels ne travaillaient pas dans l’intérêt du service !) et qu’il serait encore possible de rentabiliser le système de remplacement.
Or, les propres données, concernant la diminution du nombre d’élèves, fournies par l’administration de l’EN démentent ces chiffres.
De même, suite au rapport de la cour des comptes de 2006, le ministère avait été contraint, de par la mobilisation des enseignants d’EPS, de reconnaître que le forfait de 3 heures consacré à l’animation du sport scolaire faisait partie intégrante du service des enseignants d’EPS, confirmant la place du sport scolaire dans le service public d’éducation...
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Le diaporama de la manifestation Nationale du 18 mai 2008
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