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| Paris le 29 avril 2008 Permettre à l’école d’assurer le savoir nager B. Laporte vient de découvrir que la moitié des élèves sortent de l’école primaire sans savoir nager et proposera en conséquence des stages de natation gratuits pendant les vacances, avec à la rentrée des séances de rattrapage dans le cadre de l’accompagnement éducatif. Si enfin le gouvernement prend conscience du retard des jeunes en matière de savoir nager, c’est une bonne chose… Mais le SNEP estime que cette question relève de l’obligation scolaire, des missions de service public et donc de la responsabilité du ministre de l’éducation nationale. C’est aussi l’éducation nationale qui fixe les programmes scolaires. Ceux-ci stipulent qu’en fin d’école primaire, les élèves doivent être autonomes dans l’eau (se déplacer sur 30m, plonger, aller chercher un objet au fond de l’eau). Savoir nager 50m est actuellement l’exigence de la fin de la classe de 6è. Le SNEP considère que pour cela, il faut mettre à disposition des scolaires les bassins existants et construire des piscines, beaucoup de piscines. B. Laporte se heurtera aussi à cette question pendant la période des vacances. Le premier obstacle à l’apprentissage de la natation est bien un problème d’équipements : le SNEP, sur ce point, a alerté le ministère depuis longtemps. La deuxième exigence est le renforcement de la formation des enseignants du primaire pour que le partenariat avec les MNS soit le plus fructueux possible et se traduise par des acquisitions effectives. Au collège, les enseignants d’EPS sont qualifiés et ont la charge de l’enseignement de la natation. Les conditions doivent être réunies pour permettre cet enseignement à tous les élèves ainsi que la mise en place du soutien pour les non-nageurs. Le SNEP considère que ce « rattrapage » doit être systématique et assuré par des professeurs d’EPS et non renvoyé dans le temps non obligatoire de l’accompagnement éducatif.
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