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Réunion du 27 mai 2008
La FSU y a fait des propositions de poursuite de l’action
(Jean Lafontan y représentait le SNEP)

Fédérations et organisations de l’éducation
Présents : FSU, CGT éduc action, SGEN, SE-UNSA, FO, FCPE, UNL, FAEN, SUD Education,
Un texte a été rapidement adopté sur les questions de répression lycéenne.
Tout le monde a parlé du bon bilan du 15 mai. La FSU a fait état de la réussite de son initiative de manif nationale le 18. Concernant le 24 s’il y a eu des endroits où ça a marché, notamment Nantes, mais globalement nous devons constater que le mouvement n’a pas été à la hauteur ni des exigences, ni de la mobilisation des jours précédents, ni  du nombre d’organisations appelant !
Un accord semble possible sur la question du Service Mininum d’Accueil.
Sur les suites de l’action : globalement deux orientations se dessinent :

  1. Poursuivre la lutte en fixant un rendez-vous de grève suffisamment tôt pour ne pas écarter les lycées  sans mettre en difficultés les examens, ce qui nous couperait le lien enseignants -parents - élèves : la FSU propose le vendredi 6,  SUD d’accord avec des nuances ; accord de la CGT sur le principe d’un nouveau temps fort avec grève début juin.
  2. Déporter la lutte à la rentrée en la suspendant dans l’immédiat ; les arguments exposés : « on ne sent pas la possibilité d’une action réussie en juin, la baisse de mobilisation est évidente, le 6 juin n’est pas propice, ne pas donner une image d’affaiblissement, présence des examens,  il n’y a pas d’action ultime, … », tout cela pour chuter sur une action à la rentrée, ou au moment du débat budgétaire. Sur cette position le SE, le SGEN.

FO, par contre n’avait pas de mandats pour une journée éducation et  renvoyait à une action interprofessionnelle.
L’UNL, considère difficile de poursuivre l’action compte tenu de la proximité des examens.
Quant à la FAEN elle ne s’interroge sur  l’intérêt de la grève et réfléchit à des actions alternatives.

Remarques du Secrétariat national SNEP : Cette situation ne fait que traduire, dans l’actualité, les réticences longuement exprimées déjà par ceux qui, aujourd’hui encore, renâclent à l’action. Pariant sur l’avenir (la rentrée voire la période budgétaire) ils font l’impasse sur le présent ; c’est là aussi le résultat de leur faible capacité à mobiliser (cf le 24). Cela les amène à faire comme si le ministère, après les mobilisations (bien) réussies, allait se tenir à carreau jusqu’à la rentrée ! Nous pensons nous que la  fin de partie de cette année scolaire ne saurait être sifflée. Poursuivre l’action et la mobilisation aujourd’hui est indispensable même si la situation est difficile (intransigeance affichée du gouvernement, proximité des examens, désunion syndicale…). Mobiliser aujourd’hui ne saurait freiner les actions de la rentrée, au contraire.

Réunion des Fédérations de fonctionnaires

Présentes : FSU, UNSA, CFDT, FO, Solidaires, CGT (CFTC et CGC absentes)
D’emblée la CGT, après le bilan de la réussite du 15, a proposé une action de grève et manifestation autour du 11, sans attendre une action interconfédérale sur les retraites. Ensemble, il s’agit de trouver  un rebond, notamment au moment où le projet de loi sur la mobilité sera présenté au parlement.
La FSU s’est inscrite dans cette perspective ; nous avons parlé du SMA (service minimum d’accueil) et de la réaction nécessaire des fédérations de fonctionnaires.
Dans le débat qui s’entame, nous retrouvons, globalement, le même positionnement que lors de la réunion précédente : il y a tous les motifs d’agir mais, pour certains soit c’est trop tôt, soit pas judicieux, soit l’échec serait contre productif, soit se reporter sur l’interpro retraite… (UNSA et SGEN)
FO spécule sur une action public/privé car le mécontentement progresse et lance l’idée d’une grève interpro car leurs adhérents ne voudraient plus partir en journées séparées.  
Solidaires, la FSU et la CGT considèrent qu’on n’en est pas encore là même si des résistances s’organisent et qu’on ne peut attendre une décision des confédérations pour lancer une action FP.  . Face à la proposition FSU du 6, Solidaires penche plutôt vers les 9, 10, 11 juin en rapport avec le débat à l’assemblée sur le protocole mobilité. Ils proposent une journée grève FP, qui doit s’inscrire dans la durée, avec un appel ferme.
Devant la palette d’appréciations divergentes, la CGT propose une suspension de séance.
A la reprise, la CGT propose :

  1. Un texte unitaire sur le SMA : avis plutôt positif de tous, sauf CFDT qui exprime des réticences ; elle attend les formulations.
  2. Une déclaration unitaire la plus large sur la loi « mobilité » : là aussi réticences de la CFDT.
  3. Permettre aux salariés d’exprimer leur soutien aux déclarations précédentes et aux revendications déjà portées par un appel à la grève. Sur ce point la FSU et Solidaires ont donné leur accord ; Le 9 ou le 10 sont retenus.

Les projets de textes seront réalisés dès les jours qui viennent.

En conclusion :
Nous nous sommes donnés jusqu’au mercredi soir 28 pour prendre les décisions d’action définitives après débat dans les fédérations.
Le secrétariat national du SNEP s’est prononcé mardi en préparant les réunions pour une action fonction publique avec grève intégrant les questions éducation début juin, avant le Bac.
Ces questions seront au cœur du débat action du CDN de jeudi et vendredi.

Le secrétariat national SNEP