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La présidence de la république pour plus d’EPS et de sport à l’école : chiche !
Le SNEP (S.Chabrol, M.Le Ferrand, J.Lafontan) a été reçu par Messieurs D.Antoine et J.B.de Froment, conseillers de la présidence de la République sur les questions scolaires.
Après un rapide survol de la situation de l’EPS et du sport scolaire, des luttes menées ces dernières années (socle commun, décret de Robien), le SNEP a abordé le cœur du sujet de l’audience, en interrogeant les conseillers sur comment seront mis en œuvre les engagements de N.Sarkozy sur la valorisation du sport à l’école. Nous avons rappelé que pour nous, ces déclarations répétées devaient se traduire par une augmentation des horaires en EPS, ceux-ci devant rapidement être portés à 3h en lycée et 4h en collège, par une valorisation du sport scolaire et une augmentation d’enseignants qualifiés pour effectuer les heures. Cela passe aussi par une augmentation des implantations d’options en lycées et d’ateliers de pratique en LP.
La question des installations sportives prenant une importance particulière.
D.Antoine a insisté sur la volonté présidentielle de valoriser le sport à l’école, d’augmenter sa place. Il a estimé que le Président n’opposait pas sport à l’école et EPS.
Nos interlocuteurs ont affirmé être en période de recherche de solutions pour mettre en œuvre l’orientation dessinée par le président de la République, pour le quinquennat, et ne pas avoir, pour l’instant, de proposition précise à nous soumettre.
Ils considèrent qu’il n’y a pas opposition mais complémentarité entre EPS, sport scolaire et sport extra scolaire et qu’il faut trouver des solutions qui développent ces complémentarités, disant qu’on pourrait jouer à la fois sur la qualification et le rôle des enseignants en augmentant les horaires d’EPS, et en même temps sur les éducateurs territoriaux en APS et le mouvement associatif. Ils prônent une mutualisation active et estiment qu’il « faut faire flèche de tout bois ».
Ils ont bien entendu parlé des contraintes qui existent, pensant sans doute aux contraintes budgétaires et n’ont apporté aucune réponse à notre demande d’augmentation des recrutements. Sans l’exclure, ils ont précisé que tout ne peut pas, selon eux, passer par l’augmentation des horaires EPS, argumentant sur les horaires élèves déjà lourds.
Le SNEP a insisté sur l’intérêt du développement de l’EPS, discipline scolaire, qui s’adresse à tous les élèves, et sur le fait que toute autre solution s’adresserait à des élèves volontaires et serait donc facteur d’inégalité.
Nous avons également insisté sur l’intérêt du service public du sport scolaire, qui peut et doit être valorisé et peut offrir une pratique éducative le mercredi après midi (à libérer partout), mais aussi sur les créneaux midi-deux ou après la classe, en fin d’après midi.
Nous avons également défendu les options EPS. D.Antoine a répondu que sur ce point, quelque chose pourrait peut-être être fait.
Si les associations extra scolaires, ou péri scolaires peuvent avoir un rôle à jouer, pour le développement des pratiques physiques, sportives et artistiques il ne peut se tenir pendant le temps scolaire.
Nous avons enfin insisté sur la nécessité d’installations de qualité, suffisantes et à proximité des établissements, pour que les horaires effectifs puissent être assurés, dans des conditions pédagogiques optimales.
Nos interlocuteurs se sont déclarés conscients du problème posé par le manque d’installations. Ils estiment que le CNAPS (conseil national des APS) pourrait avoir un rôle d’incitation, mais considèrent que l’Etat n’étant pas le payeur, il ne peut imposer des règles aux collectivités territoriales. Nous contestons cette approche, l’Etat devant rester le garant de la possibilité pour tous les élèves, de recevoir tous les enseignements dans de bonnes conditions. Nous leur avons rappelé nos propositions de financements croisés, dont l’Etat devrait être partie prenante. Notre intervention sur la nécessité d’un cahier des charges élaboré par le MEN, concernant le type d’installations nécessaires, (et les propositions élaborées par le SNEP) a semblé les interpeller.
Un débat à poursuivre donc d’abord dans nos rangs pour développer des propositions qui sans rejeter la notion de complémentarité avec l’extra scolaire, doivent insister sur le rôle et la place de l’EPS et du sport scolaire et les conditions de leurs développements.
Nous avons remis aux conseillers la plaquette du SNEP : « l’EPS et le sport scolaire, luxe ou nécessité ? » ainsi qu’un dossier de fiches reprenant nos principales revendications.
Profiter des opportunités pour porter nos exigences :
Les conseillers du Président de la république ainsi que X.Darcos et R.Bachelot, ministres, ont pour tâche de faire en sorte que l’engagement de N. Sarkozy soit tenu et cherchent des solutions.
La volonté de réduire le budget de l’Etat et les « coûts » du service public, la place actuelle, réduite, de l’EPS dans le socle, la tentation de mettre en œuvre les audits de l’an passé sur les horaires élèves risquent bien de les inciter à faire des choix de non développement, voire de remise en cause de l’EPS et du sport scolaire, à privilégier des solutions qui consisterait à décharger l’Etat de ses responsabilités sur les collectivités locales avec les éducateurs territoriaux en APS ou vers le mouvement sportif.
Mais dans cette recherche de solutions, nous avons un créneau à utiliser et devons nous mettre sur les rangs en avançant nos propositions et en menant l’action pour que « l’augmentation du sport à l’école » soit synonyme d’augmentation des horaires de l’EPS obligatoire pour tous, d’un développement des options EPS et ateliers de pratique et d’un développement d’un sport scolaire rénové.
C’est un véritable « plan de développement de l’EPS et du sport scolaire » que nous devons revendiquer.
Serge Chabrol
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