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Le 01 mars 2009

Bilan national à la rentrée 2009

Du point de vue des emplois

A- Poursuite des suppressions de postes EPS en établissement alors que les besoins sont à la hausse !

Ce sont quelque 150 postes d’EPS en établissement qui ont été supprimés alors que l’évolution démographique conduit à une augmentation des besoins dans notre discipline.

En effet, les données communiquées (- 27 700 élèves en lycée mais + 16 300élèves en collège) sont le signal du début de la remontée démographique annoncée par les services même de la prospective du ministère. Cette baisse, au-delà de son caractère insignifiant (- 11 400 élèves rapportés aux 4,5 millions d’élèves scolarisés), aurait pu être mise à profit pour améliorer le taux d’encadrement (afin de réduire les effectifs des classes les plus chargés).

En EPS, sachant que les horaires sont supérieurs en collège (en moyenne 3h ¼ par classe) qu’au lycée (2h par classe), nous aurions dû avoir une augmentation des emplois en EPS dès cette rentrée.

B- Poursuite des suppressions de postes de Titulaires chargés d’assurer les remplacements (TZR) nous tombons à 4% pour les remplacements !

A la rentrée et par rapport à l’an passé, ce sont 550 postes de TZR EPS qui ont disparu, soit 17 % du potentiel qui existait à la rentrée de septembre 2008 !

Parmi les 2 631 TZR restant, 40 % sont affectés à l’année sur des blocs moyens provisoires (BMP).
Au final, le nombre de TZR disponibles pour assurer les remplacements (de courte, moyenne et longue durée) ne représente plus que 4% des effectifs d’enseignants d’EPS : du jamais vu depuis 20 ans ! Or en EPS, l’estimation raisonnable des besoins en personnels chargés du remplacement des enseignants en congé (maladie, maternité, accident du travail, etc…) s’élève à 10%.
La dégradation est importante. Plusieurs académies (Strasbourg, Montpellier, Paris, Poitiers,) sont déjà dès la rentrée « dans le rouge » avec un potentiel de remplacement avoisinant les 1% ! Créteil ne peut plus assurer de remplacements et laisse des classes sans professeur !

C- En EPS dans plusieurs départements, il n’y a déjà plus de TZR disponibles pour assurer les remplacements !

En Dordogne, dans le Morbihan, dans la Drôme, dans l’Allier… dès la rentrée il n’y a plus aucun TZR disponible.

D, la précarité

Le recours à la précarité est amorcé avec d’un part des précaires, principalement des vacataires, qui couvrent des heures d’enseignement ou assurent des suppléances comme dans l’académie de Bordeaux qui compte déjà 79 précaires ou Nantes 55 ou encore Montpellier avec 28

E, L’enseignement de la natation en CLG

-14% des CLG n’enseignement pas la natation

-Parmi les CLG qui vont à la piscine 62,5% soit près des 2/3 ne le font que pour les 6ème (et encore pas toutes les classes de 6ème )

- l’amélioration de la situation (106) est quasiment compensée par les dégradations (80)

L’enseignement de la natation en LYC

  • 41% des lycées n’enseignent pas la natation
  • l’amélioration de la situation (28) est largement compensée par les dégradations (43)
  • 50% des LP ( ?!!)  ne vont pas à la piscine alors que pour les lycées seulement 38,4% n’y vont pas

E, Dans 5% des établissements des horaires EPS ne sont pas couverts à la rentrée

F, Qualité de l’enseignement
           

  • en CLG 10% perdent près de la moitié du temps (entre 2h et 2h30 de pratique pour 4h) destiné à l’EPS
  • en CLG 55% ont des conditions de travail sérieuses et ne perdent pas de temps en déplacement, à contrario 45% sont dans de mauvaises conditions
  • En LYC 9% perdent près de la moitié du temps (moins d’une heure 15 pour 2h) destiné à l’EPS
  • En LYC  57% ont des conditions de travail sérieuses et ne perdent pas de temps en déplacement, à contrario 43% sont dans de mauvaises conditions
  • En LP 12% perdent près de la moitié du temps (moins d’une heure 15 pour 2h) destiné à l’EPS
  • En LP 44% ont des conditions de travail sérieuses et ne perdent pas de temps en déplacement, à contrario 66% sont dans de mauvaises conditions,

Les LP sont systématiquement les plus mal classés !!!                        
 
Pour un bilan final partagé      
Nous vous retournons la synthèse nationale et sa déclinaison par académies ainsi que le tableau de bord spécifique EPS. De votre côté vous poursuivez le recueil des données, leur analyse et leur utilisation.  Nous sommes bien entendu preneurs de l’ensemble des résultats et initiatives. Aussi nous vous demandons de nous retourner vos résultats et vos commentaires sur l’état de l’EPS dans vos territoires.