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Le 06 octobre 2012

Télécharger le programme des journées Robert Mérand (222 Ko)

Journées Robert Mérand co-organisées par le SNEP et la FSGT
9 et 10 novembre 2012 à Paris

Sa pensée et son œuvre dans l’appréhension des problèmes d’aujourd’hui

Pour s’en tenir aux seules questions de l’EPS au sein des grandes questions scolaires, nous pourrions caractériser sa situation par trois questions majeures : son rôle dans la lutte contre l’échec scolaire, son apport dans la formation de l’élève cultivé, sa jonction nécessaire avec le monde du sport. Cette approche peut se synthétiser communément sous le vocable de sport éducatif, c'est-à-dire, non pas réduite à sa seule forme pédagogique (une EPS comme copie techniciste du sport civil), ou politique (le sport enrôlé par les politiques étatiques).

R. Mérand a tenté en permanence une synthèse pensant que pédagogie, politique et formation sont des éléments indissociables et constitutifs de toute visée émancipatrice. Le pratiquant devient sportif et citoyen lorsqu’il mêle sa vie sportive aux questions nées de la vie en société et qu’il y puise les motifs de son engagement.

Cette option appliquée à lui-même a permis à R. Mérand de développer, dans l’enseignement (ENSEPS), dans une fédération travailliste (FSGT), dans une institution de recherche (INRP), son approche d’une éducation sportive, de loisirs sportifs cultivés, qui l’ont placé au centre des débats professionnels et cela durant plus de soixante ans. Son apport en qualité de directeur des stages Maurice Baquet a permis d’irriguer la FPC des enseignants d’EPS pendant plus de 20 ans sur tout le territoire national par l’intermédiaire des militants du snep qui y participaient.

De telles orientations ont suscité de très nombreux débats entre chercheurs et animateurs d’approches contestant ses options tout en nourrissant un débat professionnel dont le SNEP s’est saisi, le confortant dans son incontestable représentativité. Tout ce travail doit se réexaminer à l’aune des questions d’aujourd’hui, non pas dans une démarche hagiographique mais parce que ses fondements interpellent les orientations de l’EPS d’aujourd’hui : l’utilité sociale de l’EPS, les programmes, le contenu du sport scolaire comme les pseudos solutions du SPAM ou accompagnement éducatif, le développement de la FPC aujourd’hui, quasi moribonde.

Les journées des 9 et 10 novembre devraient aider non seulement à circonscrire les contours de ce travail acharné mais aussi à offrir des perspectives de relance qui soient autant d’éléments de compréhension et d’action pour tous les enseignants en recherche de problématiques professionnelles branchées sur les interpellations que la société pose à l’EPS.

Nb : le SNEP-FSU prend en charge, pour ses syndiqués, les frais de déplacement sur la base d’un billet SNCF 2e classe (sauf Corse, Dom, Com) ainsi que l’apéro-dinatoire du vendredi soir. Ne seront pas pris en charge les frais d’hébergement et le repas du samedi midi (7,5€ payable sur place).