| C’est le temps des DGH …
dans chaque établissement :
AGIR pour l’Ecole, AGIR pour l’emploi en EPS
Investir dans l’éducation par temps de crise est plus que jamais une nécessité pour la formation des jeunes d’une part et pour offrir, d’autre part, des perspectives d’emplois aux étudiants et personnels non titulaires bien formés qui se destinent à ces métiers.
Dans la continuité de nos remarquables mobilisations de l’automne, de la puissante manifestation interprofessionnelle du 29 janvier, le SNEP vous appelle à poursuivre l’action en agissant, dans vos établissements, contre l’insuffisance des moyens accordés et pour l’emploi en EPS.
→ Refus des DGH = manif nationale « locale » !
Avec 25 000 postes supprimés en 5 ans, les moyens donnés aux établissements du second degré sont de plus en plus réduits, « l'apprentissage de tous » est mis en cause. Les élèves et les personnels en font les frais !
Les nouvelles suppressions de postes (– 5 500), traduites dans les DGH 2009 (dotation globale horaire) des collèges et lycées, n'augurent donc rien de bon.
Pour les enseignants, elles sont synonymes de dégradations du métier : effectifs surchargés, alourdissement de la charge de travail, tentatives d’imposition d’HS, services sur 2 voire 3 établissements, blocage des mutations...
Il faut stopper l’hémorragie, refuser les DGH dans chaque établissement et exiger au contraire, avec les parents, les élèves un véritable plan de relance pour l’Education qui passe par :
- le retrait des 13 500 suppressions d’emplois (dont 5 500 dans second degré annoncés pour la rentrée 2009).
- la transformation d’une grande partie des 470 000 HSA imposées dans les DGH du second degré (équivalent à 26 000 postes)
- des recrutements à hauteur des besoins.
- la diminution du nombre d’élèves par classe.
Voter contre la DGH présentée au CA, c’est possible et c’est nécessaire ! C’est exiger que l’Etat investisse dans l’école. Sous une autre forme, c’est contester la politique du ministre et de son président et renforcer le message de la grève du 29 janvier. Le SNEP, pour vous aider à agir, met à disposition une série d’outils sur le site. CI-JOINT le KIT ACTION DHG 2009 ! (fichier zip 49 Ko)
→ Pour l’emploi des jeunes :
devenez MARRAINES / PARRAINS d’étudiants STAPS
et d’enseignants d’EPS en situation de précarité !
Avec 415 postes aux concours externes du CAPEPS et de l’Agrégation, le maintien de la suppression du CAPEPS interne, c'est « la misère » pour les étudiants en STAPS et les enseignants d’EPS précaires! Pour la 4ème année consécutive, le MEN a décidé de ne remplacer qu’un seul enseignant d’EPS sur 3 partant à la retraite : au total, le gouvernement aura supprimé, pendant cette période, quelque 3 000 profs d’EPS !
Alors que la crise économique provoque la montée du chômage, l'état investit des milliards d'euros dans le système bancaire et les entreprises pour (dit-il ?) relancer l'emploi, mais refuse d'appliquer la relance à lui-même, par le biais du développement de l’emploi public. De manière cynique, c'est au mieux la précarité qui est proposée aux étudiants … et aux précaires ! Or, dans nos établissements, des gisements considérables d'emplois existent, masqués par des moyens provisoires, des HSA, et accentués par les départs en retraite.
Le SNEP vous propose une forme nouvelle d’intervention publique sur les questions d’emploi public, d’emploi des jeunes. Il s’agit de s’engager cette année encore plus nombreux que l’an passé dans la bataille contre les HSA, pour leur transformation en heures poste, pour le maintien de tous les postes, pour l’implantation de plus de postes définitifs en établissement.
Au bout du bout, cela doit se concrétiser par une augmentation des postes mis aux concours de recrutement (pour les étudiants STAPS et les enseignants d’EPS en situation de précarité) … qui permettra aussi d’élargir les possibilités de mutation et de stabilisation.
Dans le cadre de l’intervention que nous vous proposons de faire en CA, notre initiative prend la forme d’une déclaration solennelle et publique pour devenir marraine ou parrain d’un futur jeune collègue à recruter, en refusant - à la rentrée 2009 - d’assurer les heures supplémentaires qui détruisent l’emploi en EPS.
C’est aujourd’hui une mesure indispensable pour la qualité du service public : face à la montée du chômage, l’Etat doit donner l’exemple en mobilisant ses propres marges de créations d’emplois ! 470 000 HSA, c’est l’équivalent de 26 000 emplois dans le 2nd degré.
C’est techniquement possible : à la rentrée 2009, proposant de transformer une partie de ces heures supplémentaires (25 à 30%), ce sont plusieurs milliers de postes (entre 6000 et 8000) qu’il est possible d’implanter dans les collèges, les lycées, les LP, sans attendre.
C’est financièrement supportable par la Nation : 20 HSA = 20 000 euros sur une année scolaire. Un jeune collègue gagne approximativement 1400 euros par mois, soit 16800 euros par an, auxquels il faut rajouter environ 25% de charges sociales patronales. Cela fait un total de 21 000 euros sur une année. L’effort du moment pour le pays* est donc de 1 000 euros par an et par jeune supplémentaire recruté. Une vraie broutille en comparaison des milliards d’euros injectés par l’Etat sans contrôle dans le système bancaire. !
(*Bien sûr, le gouvernement objecterait que lorsqu’on recrute un fonctionnaire, c’est pour la vie, y compris la retraite, mais nous considérons que c’est aussi une richesse et un investissement indispensable !)
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