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Paris, le 25 octobre 2001

Groupe de travail PEGC/CE d'EPS
DECLARATION DU SNEP- FSU

Nous voulons d'abord, au nom du SNEP, insister sur le mécontentement de nos collègues de voir, encore une fois repousser l'échéance d'un règlement concret de leur situation et renvoyer la responsabilité de mise en œuvre d'un plan à une autre législature.
Nous demandons instamment l'application d'un plan dès la rentrée 2002.
En ce qui nous concerne, les mesures envisagées actuellement ne nous paraissent pas du tout substantielles ainsi que l'a annoncé Monsieur le Directeur.

Les PEGC et les CE d'EPS, ont les mêmes carrières.
Les deux corps n'ont cependant pas le même profil aujourd'hui.
Plus de la moitié des PEGC ont déjà atteint la hors-classe, le deux tiers des CE d'EPS sont toujours classe normale.

Les CE d'EPS ayant franchi le cap de la hors-classe rencontrent sensiblement les mêmes problèmes que ceux qui viennent d'être cités pour les PEGC, notamment sur l'accès à l'indice terminal de la classe exceptionnelle qui leur est inaccessible.
Pour exemple : le plus jeune promu en 2001 a 54 ans (moyenne d'âge des promus 57,25 ans), le temps d'attente moyen étant de 7 ans au 6è échelon Hors Classe, nous pouvons considérer qu'il sera promu directement au 3è échelon de la classe exceptionnelle. A partir de cet échelon, 8 ans sont nécessaires pour atteindre l'indice 782. Dans les conditions actuelles, le plus jeune des promus ne pourrait atteindre l'indice terminal qu'à 62 ans (+ 6 mois pour y prétendre à la retraite) pour les autres …
L'accès à la hors-classe et la classe exceptionnelle bouchonne.
Je ne reviens pas sur les revendications posées par René MAURIN pour les collègues concernés.

Mais, la revendication que nous portons depuis des années pour les CE d'EPS, et l'Administration le sait bien, ne concerne pas uniquement les fins de carrière, elle est basée sur la demande d'une amélioration de la situation des CE d'EPS les plus en difficulté et qui sont les plus nombreux : les quelques 3 000 CE toujours classe normale et qui n'ont bénéficié que de quelques points d'indices lors et depuis la revalorisation de 1989.
Ces collègues, recrutés dans leur grande majorité en tant que professeurs adjoints d'EPS, à BAC +2+1 représentent plus des 2/3 du corps existant.
Ils se situent, dans leur plus grand nombre entre le 8è et le 11è échelon avec un pic au 9è et 10è échelon.

Les CE d'EPS au 9è échelon ont entre 38 et 61 ans, le plus grand nombre se situant entre 42 et 46 ans.

Les CE d'EPS au 10è échelon ont entre 40 et 60 ans, le plus grand nombre se situant entre 45 et 50 ans.

C'est à ce niveau là que se situe la plus grande injustice et la plus grande sensation d'être " laissés pour compte ".

Cette sensation est d'autant plus grande que, pour eux les promotions de grade ne se profilent pas à brève échéance et qu'ils voient les possibilités ouvertes par les voies d'intégration dans le corps des professeurs d'EPS bouchées ou réduites :

  • rien ne les valorise pour l'intégration sur la liste d'aptitude statutaire (décret de 80) alors que l'ex formation prof d'EPS est valorisée à hauteur de bac + 1, et au moment où s'ouvre enfin ce groupe de travail, la Direction des Personnels s'est opposée à toute modification qui leur soit favorable lors de l'élaboration de la note de service sur l'avancement 2002,
  • le nombre de postes au CAPEPS interne modifié et plus abordable depuis la session 2001, est en régression constante.

Pour en rajouter sur l'amertume, ne voient-ils pas leurs camarades de promotions, ayant échoué au concours de recrutement auquel ils ont satisfait, bénéficier d'une validation des acquis professionnels avec 5 années de service de non titulaires leur donnant accès à un examen professionnel, auquel ils n'ont pas droit, pour titularisation dans le corps des profs d'EPS ?

Ceux-là attendent de la part de leur Administration un traitement juste et équitable immédiat, qui ne peut se réduire à une amélioration des fins de carrière.

C'est pourquoi afin que nul ne soit laissé pour compte, le SNEP demande que soit mis en place pour les CE d'EPS, parallèlement aux mesures envisagées concernant les hors-classe et classe exceptionnelle un plan d'intégration en 3 ans avec reconstitution de carrière ainsi que l'ouverture du décret de 80 du 1/9è au 1/3è.