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Constitution Européenne : le débat

Avant propos :
Nous avons publié dans le bulletin n°723 la démarche que nous souhaitons mettre en place pour instaurer le débat sur la Constitution Européenne. Vous pouvez retrouver l'intégralité de cet article ici.

Vous pouvez retrouver l'intégralité du texte du projet de Traité de Constitution Européenne ici


le 11 mai 2005
Robert KLAINGUER : Ex secrétaire corpo SNEP Besançon
Pierre ROBINET

ON RETROUVE LES MÊMES !

      Pour le SNEP, la fin de la décennie 70 a été fertile en luttes. .La crise aiguisait les confrontations entre les enseignants et les gouvernants. Les trente glorieuses terminées, de nouvelles difficultés budgétaires apparaissaient. Dorénavant, l'objectif sera pour l'État de conserver les fonctions régaliennes ( Finances - Armée - Intérieur - Affaires étrangères ) et de charger les collectivités locales des autres fonctions : transports, communications,équipement et surtout, Éducation, le poste le plus important, avec, en dernière analyse le passage au privé du secteur public : credo du projet de constitution européenne soumis au vote le 29 Mai.
      A l'époque, dans le domaine de l'Éducation, l'EPS pouvait représenter un maillon faible : on devait pouvoir pratiquer les APS en dehors des établissements. On tentait d'accréditer l'idée que les élèves s'ennuyaient et recherchaient d'autres motivations que les sports co., l'athlétisme, la gym.,la danse… . D'ailleurs, les enseignants d'EPS appartenaient au Secrétariat J. et S. et non au Ministère de l'E.N.. Des animateurs, à la formation et au statut non définis accueilleraient les groupes d'élèves dans des Centres d'animation sportive extérieurs aux établissements. Le problème de la gratuité n'était même pas évoqué. Le piège était d'autant plus gros et la colère plus grande, que le forfait UNSS avait été amputé d'une heure. C'est dans ces conditions que le SNEP à l'automne 78, réussit le tour de force de mobiliser à Paris la moitié de la profession. Les mots d'ordre (dont certains sont hélas, toujours actuels) réclamaient 5h pour tous, des postes, des installations, des moyens pour le sport scolaire.
Les protagonistes de cette politique sont aujourd'hui de chauds partisans du " oui ". Faut-il s'en étonner ? Citons M. .SOISSON alors Secrétaire d'état J. et S., le sommeillant M. BARRE, président du Conseil si méprisant à l'égard " des porteurs de pancartes ", et le Président de la République M. GISCARD D'ESTAING. Aujourd'hui, son projet de constitution prône le plein emploi. C'est bien, mais a-t-il oublié sa déclaration sur le chômage " un volant de 500.000 chômeurs est nécessaire pour peser sur les revendications salariales ". La réalité est bien au-delà de son souhait.