| Paris le 31 mai 2008 Communiqué de presse SNES – SNEP – SNUEP (FSU) « Masterisation » : Le débat doit être engagé au plus vite ! L’élévation du niveau de recrutement des enseignants est une nécessité au regard des évolutions des connaissances et des métiers de l’enseignement. Elle doit, en outre, permettre une revalorisation sociale et salariale des personnels d’enseignement et d’éducation. Cette élévation du recrutement doit s’accompagner obligatoirement d’aides et de pré-recrutements pour permettre à tous les étudiants d’accéder et aller jusqu’à la fin du cursus. Cette réforme doit être l’occasion d’améliorer la formation des enseignants dont l'actuel cahier des charges n'est pas à la hauteur des enjeux. La formation est un processus long qui doit être validé par un master liant connaissances scientifiques et professionnelles, avec un ancrage disciplinaire fort et s’appuyant sur la recherche. La formation disciplinaire actuelle doit s’enrichir de modules d’épistémologie, d’histoire de la discipline, de didactique... pour mieux répondre aux défis de la réussite de tous. En aucun cas, la formation professionnelle ne peut se limiter au « compagnonnage intensif » que le ministre propose et qui se résumerait à l’observation de « bonnes pratiques ». Cette conception nie la complexité de la professionnalité enseignante. Après l’obtention du master, une entrée progressive dans le métier reste nécessaire. Toutes les situations doivent cependant être prises en compte, notamment celles de certaines disciplines d’enseignement professionnel. Enfin, le niveau de recrutement et de formation des CPE ne peut être différent de celui des enseignants. Pour le SNES, le SNEP et le SNUEP, les IUFM, intégrés aux universités, restent maîtres d’œuvre pour organiser et délivrer une formation à la fois universitaire et professionnelle aux futurs enseignants et CPE, en relation étroite avec toutes les autres composantes. Une réforme de cette nature ne peut se faire sans le moindre débat avec les organisations syndicales représentant les intérêts des usagers, des personnels et des formateurs. Le SNES, le SNEP et le SNUEP porteront leurs propositions pour la revalorisation du métier. |