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Paris le 29 juin 2007

Le ministère en pleine contradiction

L'annonce faite par Xavier Darcos de 10 000 suppressions de postes dans l'éducation nationale au budget 2008, soit le double des coupes sombres déjà effectuées en 2007, résonne comme une véritable provocation. Le SNEP FSU se déclare d'autant plus inquiet que dans le même temps, le Président de la République, relayé par les Ministères de l'Education Nationale et de la Santé de la Jeunesse et des Sports, promet de doubler l'offre de sport à l'école.

Avec quels moyens entend-il réaliser cet objectif ? En offrant massivement des heures supplémentaires aux enseignants déjà en poste ? En proposant des heures facultatives de sport en lieu et place de l'EPS pour tous ? En faisant appel à des bénévoles issus du secteur associatif, à des éducateurs sportifs, voire même à des retraités comme l'a dit X. Darcos ? Ce serait une véritable provocation pour les milliers d'étudiants en STAPS, hautement qualifiés, qui ne demandent qu'à être recrutés comme professeurs d'EPS. S'il s'avérait que ce projet se développe ainsi, il serait non seulement inégalitaire, puisque proposé à une partie seulement des élèves, mais l'objectif annoncé de doublement des horaires sportifs des jeunes scolaires se révélerait n'être qu'un leurre.

Mais plus généralement, c'est la qualité du Service Public d'Education dans son ensemble et les objectifs affichés par le gouvernement, d'égalité des chances et de réussite de tous les jeunes qui vont sérieusement pâtir de ces réductions de moyens, si elles sont confirmées.

Le SNEP FSU exprime son total désaccord avec cette politique budgétaire et demande au gouvernement de revenir sur ses intentions de suppressions de postes.

Sur la question du sport à l'école, le SNEP FSU propose au gouvernement de sortir de ses contradictions en mettant en place un véritable « plan de développement de l'EPS et du Sport Scolaire ».
C'est immédiatement possible : en rendant les horaires d'EPS actuels effectifs, par mise à disposition d'installations sportives pour les collèges et lycées ; en s'engageant sur un progrès des horaires avec une étape immédiate de 3h en lycée ; en levant les obstacles organisationnels, structurels et financiers qui entravent le développement du sport scolaire,...

Et cela ne pourra pas se faire sans créer des postes au budget, permettant de recruter les étudiants STAPS.