| Paris le 27 octobre 2008 Pour une épreuve d’EPS au concours des professeurs d’école Pour le SNEP, la formation des enseignants est un levier déterminant pour assurer la réussite de tous les élèves. La « masterisation » aurait dû être un moyen d’améliorer la formation des professeurs des écoles dans le but de renforcer l’enseignement de l’EPS, comme celui des autres disciplines à l’école primaire. Or, le nouveau concours des professeurs d’école, associé à la création de masters « enseignement », dans la précipitation, leur fait craindre l’inverse. Le gouvernement limite le concours à 4 épreuves (7 actuellement). Il supprime l’épreuve obligatoire d’EPS et la rend aléatoire par un tirage au sort dans la « leçon ». Il réduit les compétences et l’expérience en EPS à un brevet de natation de 50m. Il prend ainsi le risque que des enseignants sortent du processus de formation sans aucune certification en EPS. Cet état de fait, conjugué à l’absence de cadrage national des masters fragilise à terme, voire met en cause, la formation des enseignants dans cette discipline. Non seulement c’est contraire à la loi, puisque l’Etat doit obligation de formation aux enseignants pour l’enseignement des activités physiques et sportives notamment pour des questions de sécurité (code de l’éducation et code du sport), mais cela aura obligatoirement des conséquences sur l’enseignement de cette discipline alors que les horaires officiels ont déjà du mal à être assurés. Cela aura des conséquences sur le nombre d’enfants qui pratiquent le sport scolaire au sein de l’USEP. Le scénario aurait pu être tout autre. Par exemple, de nombreux étudiants STAPS (4500) passent le concours PE chaque année. Ils représentent 10% des reçus (800). Le ministre, pour des économies de bouts de chandelle, risque de se priver de ces étudiants et d’annihiler les effets qu’un tel engouement aurait pu avoir d’ici quelques années sur l’enseignement de l’EPS à l’école primaire et le développement du sport scolaire. Encore une fois, le SNEP constate que le gouvernement, après avoir abandonné la 4è heure d’EPS hebdomadaire l’an dernier, prend des décisions contraires aux engagements que N.Sarkozy avait pris et affaiblit l’EPS. C’est pourquoi le SNEP demande instamment une 5ème épreuve au CRPE, qui pourra inclure l’EPS (mais aussi les Arts, les Langues Vivantes) et ainsi assurer vraiment une formation aux futurs PE.
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