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Paris le 27 mai 2009

 

CREPS
Comme Vichy, tous les CREPS doivent être préservés !

 

Alors que le gouvernement s’obstine aveuglément à vouloir fermer près de la moitié des CREPS, établissements de formation dans le domaine du sport et de l’éducation populaire, les luttes menées par les personnels et leurs syndicats, les élus locaux, les collectivités locales et territoriales, contraignent le gouvernement à quelques ajustements. Ainsi, le SNEP FSU vient d’apprendre que le CREPS de Vichy serait préservé dans un cadre conforme aux revendications que porte le syndicat. Certes, ce recul ne signifie pas une remise en cause de la politique de fermeture de ces établissements et il n’est sans doute pas étranger au souci de préserver l’avenir politique d’un ministre, élu local, en l’occurrence B. Hortefeux ! Les arguments avancés pour ce sauvetage, nouvelles implantations de centres d’entrainement de fédérations sportives et d’un centre national de ressource sport et santé, montrent bien qu’il aurait fallu, dès le départ, procéder à l’inverse de la démarche politique entreprise.

Au lieu de décider a priori de la fermeture de tels établissements c’est bien de la politique sportive qu’il aurait fallu partir et réfléchir, et ensuite aux évolutions nécessaires des établissements. Le ministère avait commandé un audit, jamais rendu public (peut-être jamais rédigé ?) qui, sous pression des exigences d’économies budgétaires, aurait proposé une fermeture d’une dizaine d’établissements. Cette orientation est une impasse.

Ce qui a été possible à Vichy, doit l’être partout. Les neuf autres CREPS dont la fermeture est programmée doivent retourner dans le giron de l’Etat. Tous les CREPS doivent être sauvés. Le SNEP entend continuer à mener cette lutte aux côtés des personnels et des tenants d’une politique sportive ambitieuse au service du plus grand nombre.