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| Paris le 22 avril 2008 Le double langage du ministère de l’EN : ça suffit ! Pour le SNEP-FSU, le dialogue social est un principe démocratique qu’un ministre et son ministère devraient respecter dans leur activité quotidienne. On en est bien loin ! Le ministre persiste à développer une politique éducative qui tourne le dos à l’ambition de la réussite de tous les jeunes. Il se multiplie sur les plateaux télés, dans la presse et dans divers « chats » sur Internet, pour asséner ses conceptions, mais perd de plus en plus son sang froid, mis en difficulté qu’il est par le développement du mouvement social de protestation contre sa politique éducative. Il ne suffit pas pour M. Darcos d’afficher une volonté de travail avec les syndicats, encore faut-il que le dialogue ne soit pas qu’une façade : nous sommes reçus, mais le plus souvent rien n’est dit, rien n’est réellement à négocier. Dans la dernière période, le SNEP a rencontré successivement le ministre, la direction de l’enseignement scolaire et le cabinet du ministre, sans pouvoir débattre d’autres thèmes que ceux, habituels, décidés par le ministère, et sans être consulté ou même informé sur les questions d’actualité que sont, par exemple, la circulaire de rentrée et les programmes. Ces deux exemples sont révélateurs : Quelle crédibilité donner aux annonces de dialogue social quand la circulaire de rentrée 2008 est publiée au BO du 10 avril 2008 sans aucune consultation préalable des syndicats ? Quelle crédibilité accorder aux déclarations ministérielles et présidentielles quand cette circulaire ne développe à aucun moment l’engagement de « Plus de pratique sportive à l’école » ? Aucune référence à l’EPS obligatoire, au sport scolaire, aux divers dispositifs existant ; la seule allusion aux activités sportives concerne l’accompagnement éducatif, avec l’intervention possible des « associations », sans valorisation des AS scolaires ! Par ailleurs, est-il sérieux de lancer (sur Éduscol, depuis le 14 avril) une consultation nationale sur les programmes des enseignements généraux de la voie professionnelle sans en informer ces mêmes syndicats, les enseignants, et sans la moindre communication sur cette initiative ? De même est-il sérieux de débuter le 21 avril, sensiblement dans les mêmes conditions, une consultation nationale sur les programmes du collège(1) ? Concernant ces 2 consultations, le SNEP demande que les équipes pédagogiques EPS des collèges et lycées professionnels puissent y participer pleinement et sereinement. Cela implique que du temps soit dégagé dans chaque EPLE sous forme d’une journée banalisée, et que les propositions des personnels puissent être prises en compte. Pour le SNEP, l’attitude ministérielle est révélatrice de son refus, pour l’instant, d’une quelconque réorientation de la politique éducative et budgétaire du gouvernement, de sa volonté de « passage en force » face aux rejets de plus en plus larges que suscitent ses choix politiques, du refus d’entendre les personnels, les usagers et leurs organisations syndicales. C’est aussi pour obtenir un véritable débat et de réelles avancées sur les transformations nécessaires du système éducatif, indispensables à une meilleure formation des élèves, que les enseignants et les usagers sont pleinement engagés dans le mouvement revendicatif actuel. (1) Disciplines concernées : EPS, enseignements artistiques, Français, Histoire-Géographie-éducation civique, Technologie |