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Paris le 22 novembre 2007

 

Pour plus et mieux d’EPS et de sport scolaire, il faut recruter des enseignants d'EPS

L’éducation physique et sportive a de multiples objectifs : par la pratique et l’apprentissage de diverses APSA, elle contribue à l’acquisition d’une « culture sportive », aux objectifs généraux de l’école parmi lesquels figure la santé.
Seule l’EPS obligatoire dans le cadre de l’école peut y répondre : c’est une des raisons pour lesquelles le SNEP se bat pour son développement. Deux rapports viennent donner une légitimité renforcée à cette revendication.

La première étude menée par l’université L. Pasteur de Strasbourg porte sur le suivi de 2 cohortes d’élèves, l’une avec des horaires d’EPS réglementaires et l’autre avec un renforcement de ceux-ci. Les résultats sont sans appel. Cette étude confirme que plus d’EPS se traduit par moins de surpoids et d’obésité pour un pourcentage significatif d’élèves.

La seconde émane de la commission européenne sur le rôle du sport dans l’éducation. Dans un rapport adopté le 13 novembre 2007, elle considère que l’EPS est la seule matière scolaire qui participe au développement physique et mental global des enfants, l’une des disciplines essentielles pour inculquer d’importantes valeurs sociales. D’autre part, elle considère que la santé publique et la protection des mineurs sont des priorités pour l’union européenne.
Dans ses préconisations, la commission se prononce pour un renforcement des horaires d’EPS et l’augmentation du nombre de ses séquences hebdomadaires.

Pour le SNEP, répondre à ces priorités, à la question de la santé publique et aux objectifs de la discipline passe par une augmentation conséquente des horaires obligatoires d’EPS à l’école pour tous les élèves.

L’accompagnement éducatif, ce n’est pas l’EPS pour tous les élèves

Alors que le ministre de l’éducation nationale réaffirme son attachement et l’attention portée à l’EPS et au sport scolaire, la seule réponse donnée est le développement de l’accompagnement éducatif qui concerne une minorité d’élèves. Dans le même temps, il refuse de conforter et d’augmenter significativement la subvention à l’UNSS alors que des moyens importants sont dégagés pour l’accompagnement éducatif.

Le ministre, en visite dans un lycée bordelais a indiqué le 5 septembre à Talence, qu’en cas de baisse du nombre de places aux concours de recrutement, ceux de la filière STAPS ne seraient pas diminués. Pour le SNEP, c’est totalement insuffisant. 415 recrutements seulement depuis 2 ans, pour près de 1300 départs à la retraite chaque année, ont déjà produit de sérieuses dégradations dans l’enseignement de l’EPS.
L’EPS et le sport scolaire, encadrés par des enseignants qualifiés, contribuent à la formation sportive, à l’intégration et à la réussite scolaire de tous les jeunes.

Une EPS et un sport scolaire reconnus, confortés et développés, nécessitent des horaires augmentés, des conditions d’enseignement améliorées.
Pour y répondre et faire face aux besoins existants (continuité du service public et remplacement des enseignants partant à la retraite), les recrutements d’enseignants d’EPS (CAPEPS et Agrégation) doivent être programmés de façon pluriannuelle et portés, comme première étape d’un plan de développement ambitieux de l’EPS à l’école, à 1500 dès cette année.

Augmenter les recrutements, annoncer immédiatement le nombre de postes aux concours, autant d’exigences et d’urgences pour l’avenir des étudiants en STAPS et celui de l’éducation physique et sportive.