| Paris le 22 janvier 2010
Communiqué de presse Remplacements non assurés en EPS : Suppressions de postes et insuffisance de recrutements sont, en éducation physique et sportive aussi, les 2 causes principales du non remplacement des enseignants absents. C’est donc bien la politique menée par le gouvernement dans la fonction publique, dont l’Education nationale est la première victime, qui en est responsable et que le SNEP-FSU dénonce. En EPS, à la rentrée 2010, parce que sur trois départs en retraite un seul est remplacé depuis 2006, ce seront quelque 4 300 postes de supprimés en 5 ans, soit environ 13% de la totalité du corps des professeurs d’EPS : totalement inacceptable puisque le ministère lui-même reconnaît que notre discipline est déficitaire ! Proposer, comme le fait Luc Chatel, de recruter de nouveaux vacataires et contractuels en faisant appel à Pôle emploi, aux étudiants et « jeunes retraités » est une véritable provocation vis-à-vis des candidats qui, en 2010, sont 3 030 à se présenter au CAPEPS externe pour 450 places et 1 400 au CAPEPS interne pour 40 places ! C’est aussi une forme de mépris pour les élèves qui ont besoin d’enseignants qualifiés et bien installés dans le métier pour pouvoir répondre dans les meilleures conditions possibles à la lourde responsabilité de formation de la jeunesse. La seule solution est d’arrêter la politique irresponsable de suppressions de postes et de décider d’un plan pluriannuel de recrutement correspondant aux besoins. C’est pour exiger une toute autre politique au sein des services publics et particulièrement dans celui de l’éducation, que nombre d’enseignants d’EPS étaient en grève ce jeudi 21 janvier 2010. C’est aussi pour cette raison que le SNEP les appelle à être encore plus nombreux à la manifestation nationale organisée par la FSU à Paris, le 30 janvier 2010 !
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