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Paris le 21 novembre 2007

 

ACCIDENT D’EVRY : LE SNEP DEMANDE LA RELAXE DU PROFESSEUR D’EPS

Vendredi 23 novembre, Hubert Lagorce, professeur d’EPS, est renvoyé devant le Tribunal Correctionnel d’EVRY, suite à l’accident mortel survenu le 24 septembre 2003 à un de ses élèves d’une classe de troisième, du collège P. Eluard d’EVRY (91).

Au cours d’une séance de volley ball, l’élève a chuté en se suspendant à la barre transversale d’un but de handball qui s’est renversé sur lui : le but incriminé était positionné à son emplacement normal, mais non fixé ; il représentait ainsi un véritable piège pour l’élève.

Il est reproché à H. Lagorce « en charge de la sécurité des élèves, de ne pas avoir procédé à la vérification préalable du matériel présent dans le gymnase ».

Pour le SNEP, il revenait à notre collègue, conformément aux recommandations de l’administration de l’Education Nationale, de s’assurer de la sécurité et du bon fonctionnement des matériels utilisés dans son enseignement, en l’occurrence le matériel de volley ball (poteaux, filets, ballons), et non de l’ensemble des matériels présents dans le gymnase.

Par contre, il appartenait au gestionnaire du gymnase (propriété de l’Institut National des Télécommunications) de fixer ces buts ou alors de les rendre inaccessibles aux usagers. C’est ce que confirment plusieurs textes règlementaires.

Le SNEP constate que les conditions de mise à disposition des installations de l’INT, au profit des élèves du collège P. Eluard, n’étaient pas de nature à clarifier l’ensemble des questions relatives à la sécurité et aux responsabilités : absence de convention tripartite d’utilisation pourtant rendue obligatoire par la loi, gestion aléatoire et confuse des procédures de maintenance des équipements…

Les vraies responsabilités doivent être recherchées du côté des décideurs politiques et administratifs.
Cette situation résulte d’une décentralisation mal appliquée. Des efforts doivent être engagés afin qu’à l’avenir les enseignants d’EPS et leurs élèves puissent travailler dans des installations mieux adaptées et sécurisées.

Le SNEP considère donc que la relaxe d’H. Lagorce s’impose.