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Paris le 20 janvier 2009

De l’ambition pour le sport…
… à l’ambition pour quelques sports

Même s’il veut se présenter en sportif quidam qui pourrait être un exemple pour chacun des citoyens, les vœux du Président de le République ont su s’attarder sur ses objectifs, en passant sous silence les premiers résultats de ses décisions passées : budget maintenu à un niveau ridicule (0,22%) qui enterre les promesses d’être porté à 3% ; RGPP qui fait disparaître définitivement l’action publique  locale dans les départements ; suppression de près de la moitié des écoles de formation (CREPS), avec un plan social pour les personnels particulièrement meurtrier ; suppression massive de postes (plus que de départs à la retraite !). En clair, le modèle sportif français établi dans les années 60 et qui structurait le mouvement sportif dans une perspective globale de développement de tout le sport, se rétracte aujourd’hui sur un haut niveau replié sur les seules capacités de médailles. Cette orientation va faire nombre de victimes dans les fédérations ; elle doit être combattue.

Le Président s’inquiète beaucoup du sport dans l’Université alors que sa ministre tarde à décider d’une unité d’enseignement obligatoire pour tous les étudiants ; quant aux équipements sportifs, tout appelle à la mise en œuvre d’un plan d’implantation, réhabilitation, modernisation qui ne peut en rester à la seule responsabilité des collectivités locales.

Le plan de relance, récemment décidé par le gouvernement, au-delà de l’INSEP pour lequel il a esquissé quelques promesses qu’il aurait pu, par ailleurs, étendre aux CREPS, devrait aider à la mise en œuvre de décisions sur les installations sportives.

Le sport pour tous, la démocratisation des pratiques, hors quelques accents flatteurs à la tribune, sont laissés sans initiatives publiques ; c’est ce qui explique la disparition des DDJS et de leurs missions sportives locales.

Sombres perspectives pour le sport !

Une telle orientation appelle un large débat national que de plus en plus d’acteurs réclament. Le SNEP engagera toute son énergie dans cette perspective.