| Paris le 20 novembre 2009
Budget 2010 du MESR : Le hiatus entre les déclarations de la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et l’absence de moyens identifiés pour le développement du sport à l’université dans le PLF 2010 fragilise celui-ci encore et toujours. En effet il n’apparaît plus dans ce budget une identification précise des moyens spécifiques notamment pour les services universitaires des activités physiques et sportives (SUAPS). Le SNEP-FSU conteste en outre la fusion des personnels du programme Vie étudiante, dont les enseignants d’Education Physique et Sportive des SUAPS, dans un autre programme où tous les personnels de l’université sont globalisés en équivalents temps pleins (ETP). Avec le passage des universités aux Responsabilités et Compétences Elargies (RCE), cela peut aboutir à une transformation des postes de professeur d’EPS en postes d’autres natures. Déjà en position fragile, le sport universitaire risque de « souffrir » encore plus de l’autonomie et de la globalisation des budgets. Le SNEP dénonce également l’affaiblissement de la fédération française du sport universitaire (FFSU) engendré par le passage en situation de détachement de ses cadres et l’insuffisance des moyens qui lui sont attribués. Le SNEP avait acté positivement les propos de Madame la Ministre
concernant le développement du sport à l’université.
Devant le CNESER le 15/07, elle a exprimé sa volonté de
généraliser du sport optionnel dans le cursus licence et
de suivre les propositions du rapport interministériel Auneau–Diagana. Le SNEP demande donc un plan sport exceptionnel qui se traduise dans le PLF 2010 à la fois en termes de crédits, de postes d’enseignants et d’investissement dans des équipements sportifs. Le SNEP a interpellé les élus et la Ministre sur ce sujet fin octobre. Valérie Pécresse n’a pas donné de réponse à ce jour. A noter qu’une augmentation comparable à celle accordée aux établissements supérieurs du privé dans le PLF 2010 (+8.5 %, 5.5 millions d’euros) permettrait tout simplement de doubler les moyens du sport à l’université (4.5 millions d’euros fléchés auparavant sur la ligne SUAPS depuis près de 20 ans). Le SNEP-FSU ne saurait admettre le décalage criant entre les discours politiques sur les « mérites » des pratiques physiques et sportives, (notamment en matière de lutte contre la sédentarité, l’obésité) et l’absence totale de moyens pour y faire face dans l’enseignement supérieur. La pratique et la formation « sportive », s’y trouvent confinées dans un rôle de culture de seconde zone et de « supplément d’âme » pour notre société. Pour le SNEP, c’est inadmissible.
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