| Paris le 20 mai 2009 Après l’agression d’une enseignante à Fenouillet (Haute Garonne)
Le SNEP-FSU soutient la communauté éducative de Fenouillet après l’agression d’une enseignante et envoie ses vœux de prompts rétablissements à cette collègue. Cet événement tragique alourdit la liste déjà trop longue d’incidents dramatiques et inacceptables vécus dans nos écoles ces dernières années. Les collèges deviennent des lieux de scolarité difficiles. La crise sociale et économique, les ghettos scolaires, le fort décalage entre les aspirations de la jeunesse et les attendus de l’école, la baisse des taux d’encadrement, fragilisent une école dans laquelle les adolescents les plus malléables et influençables sont vulnérables à toutes sortes de forces contradictoires. Les souffrances y sont perceptibles. Les adultes, de moins en moins nombreux au sein des établissements, particulièrement les enseignant-es, sont pris pour cible par une jeunesse en mal de réussite. Quand l’incompréhension domine, les actes violents remplacent le dialogue, l’agression tient lieu d’expression de soi. La société est en passe de devenir un gigantesque terrain de conflits. L'école ne peut pas être un sanctuaire mais elle doit pouvoir garantir à chacun-e que sa présence en son sein assure sa sécurité et sa réussite. Ce n’est pas en barricadant les établissements scolaires, en multipliant portiques électroniques et caméras de surveillance que la paix sociale reviendra. Il est de la première urgence que cesse l’hémorragie des postes de personnels et que des moyens adéquats soient donnés aux établissements, notamment en équipes pluri-professionnelles complètes, afin de répondre à tous les enjeux posés par la scolarité des jeunes. |