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Paris le 19 juin 2008

 

Le snUpden-FSU et le SNEP-FSU inquiets des conditions de la rentrée 2008, demandent que l’EPS et le sport scolaire soient confortés au sein du service public d’enseignement

 

Le snUpden-FSU et le SNEP-FSU se sont rencontrés le 18 juin 2008.

Les conditions de préparation de la rentée 2008, contre lesquelles ils se sont mobilisés tout au long de l’année, avec la FSU, les inquiètent : suppressions massives de postes, multiplication des heures supplémentaires qui en résulte, augmentation des postes et services partagés sur plusieurs établissements, diminution drastique des moyens de remplacements,…

L’EPS et l’association sportive scolaire risquent d’être particulièrement touchées. La mise en adéquation des installations sportives disponibles, des services des professeurs et des emplois du temps des élèves sera, par exemple, encore plus compliquée.

Ils constatent que depuis 3 ans ce sont 2 départs à la retraite sur 3 qui ne sont pas remplacés dans cette discipline et qu’elle est déficitaire en nombre d’enseignants pour assurer l’ensemble des besoins.

Le SNEP et le snUpden demandent au Ministère de l’Education nationale, l’augmentation de la subvention UNSS, inchangée depuis 20 ans, alors que le nombre de licenciés a quasiment doublé.

Pour la rentrée prochaine, le Ministère appelle à la généralisation de l’accompagnement éducatif (dispositif qui n’a fait l’objet d’aucune évaluation) et notamment du volet sportif, qui bénéficie de moyens très importants, contrairement aux associations sportives scolaires.

L’EPS est et doit rester discipline d’enseignement obligatoire. Le SNEP et le snUpden estiment que les heures d’enseignements optionnels EPS, de sections sportives, de soutien (notamment en natation) doivent faire partie du service des enseignants d’EPS, rester dans la dotation horaire des établissements. Ces dispositifs ne sauraient être basculés vers l’accompagnement éducatif, qui est censé n’être que de l’animation post-scolaire.

Ils appellent les chefs d’établissement, présidents des A.S. et des conseils d’administration, ainsi que les enseignants d’EPS animateurs du sport scolaire, à refuser la signature de contrats sur l’accompagnement éducatif qui entreraient en concurrence avec l’EPS et/ou l’A.S.