| Paris le 15 décembre 2009
L’éducation physique et sportive
touchée de plein fouet Le SNEP-FSU, syndicat des enseignants d’EPS, dénonce
les projets concernant les concours de recrutement. En ce qui concerne le CAPEPS, les propositions faites diminuent très fortement la place des activités physiques et sportives dans le concours. Nous allons arriver à l’aberration suivante : en fonction des épreuves prévues et par le jeu des coefficients, un futur professeur d’EPS pourrait être recruté en ayant la note 02 dans les deux épreuves physiques et 04 à l’épreuve de la leçon, mais de très bonnes notes aux écrits et à la fameuse épreuve sur le système éducatif ! Il pourrait, en outre, ne pas savoir très bien nager ! Par contre il aurait sans doute des connaissances scientifiques en physiologie et anatomie, et en histoire de l’EPS. Ce serait évidemment totalement insuffisant pour bien enseigner l’EPS. La formation des professeurs d’EPS est aujourd’hui reconnue comme étant relativement performante, il serait incompréhensible qu’elle soit dégradée par des mesures arbitraires. En ce qui concerne le concours des professeurs des écoles, les propositions suppriment de fait l’épreuve spécifique d’EPS qui existait jusqu’alors. L’évaluation de l’EPS, au mieux se fera sous forme d’un tirage au sort parmi toutes les autres disciplines, au pire sera une option. Dans tous les cas, cela se traduira par une baisse des horaires de formation EPS en master et une nette dégradation par rapport à la situation d’aujourd’hui qui est déjà insuffisante. Comment alors assurer une meilleure quantité et qualité de l’EPS en primaire si les enseignant-es ne sont plus formé-es à cet effet ? C’est par ailleurs un leurre de penser que cette formation pourra avoir lieu après le concours quand les débutants seront essentiellement préoccupés par les disciplines dites fondamentales.
Le SNEP rappelle que, tout en étant favorable au principe d’une élévation du niveau de recrutement, il demande une remise à plat de l’ensemble de la réforme pour qu’elle se traduise véritablement par une amélioration de la formation, notamment en EPS. Actuellement c’est l’inverse qui est en train de se passer. Le risque est grand, si rien ne change sur les concours, que l’on se retrouve à l’avenir avec des enseignants… incapables d’enseigner ! La demande du SNEP est simple et solennelle :
|