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Paris le 15 avril 2010

 

Rythmes scolaires, développement des pratiques sportives, … et pendant ce temps là, les suppressions continuent !

 

Luc Chatel a annoncé, en clôture des Etats généraux de la sécurité à l’école, vouloir « engager une réflexion pour développer la pratique sportive dans les établissements les plus en difficulté ».

La circulaire de rentrée 2010 prévoit de son côté, parmi ses 5 principes directeurs, de « développer les pratiques sportives à l’école ».

Le ministère de l’EN (DGESCO) travaille dans le même temps à l’écriture d’un texte sur l’orientation du sport scolaire (pour l’instant dans la plus totale opacité…).

Bonnes nouvelles pour le SNEP-FSU qui déplore, à ce jour, 4 300 postes d’enseignants d’EPS supprimés en 5 ans, 2 départs à la retraite sur 3 non remplacés, 120% d’augmentation de la précarité dans la discipline, des remplacements non assurés, des options supprimées, 18% d’augmentation du prix de la licence pour les jeunes s’inscrivant au sport scolaire, la suppression unilatérale de nombre de championnats de France UNSS,… ?

Le gouvernement aurait-il décidé de mettre un terme à ses politiques éducatives de régression ? Pas si sûr !

Le SNEP, qui porte de façon permanente la revendication de 4h d’EPS hebdomadaires en collège, de 3h en lycée et de développement de l’UNSS en exigeant un plan pluriannuel de création de postes pour couvrir tous les besoins, a tout lieu de tempérer quelque excès d’optimisme que ce soit.

Non seulement aucune des mesures nécessaires à renverser la tendance des dégradations citées ci-dessus n’est annoncée, mais la perspective de 34 000 nouvelles suppressions de postes de fonctionnaires en 2011 vient d’être confirmée à la FSU ce 15 avril au matin, au cours d’une entrevue avec le ministre Georges Tron.

Dans ce contexte, la volonté du ministre Chatel de lier développement de la pratique sportive et débat sur les rythmes scolaires paraît d’autant plus suspecte que les projets sont concoctés, pour l’instant, dans la plus totale opacité. Ne serait-ce pas plutôt une façon de masquer le « moins d’école » par le développement du périscolaire : accompagnement éducatif sportif, multiplication de partenariats avec les fédérations sportives et…aménagement des rythmes scolaires ? (1)

Le SNEP-FSU, qui représente plus de 81% des enseignants d’EPS, est porteur de propositions pour un temps scolaire mieux équilibré, avec « plus et mieux » d’école, d’EPS et de sport scolaire. Il n’acceptera pas que la « Conférence nationale sur les rythmes scolaires » donne lieu à une caricature du type des « Etats généraux de la sécurité », avec des conclusions arrêtées avant même que les débats commencent...

C’est pourquoi il vient de demander à être reçu en urgence par le ministre afin que celui-ci lui expose l’ensemble du contenu de ses projets et que les propositions portées par le syndicat et les enseignants d’EPS soient entendues.

(1) voir, en annexe, note du SNEP sur les écrits et déclarations ministérielles