| Paris le 13 janvier 2010
En EPS aussi, le ministre
fait le choix de l’enseignement
privé La publication des postes mis aux concours en 2010 montre une nouvelle fois le choix évident de ce gouvernement de privilégier l’enseignement privé. Pour le CAFEP, équivalent du CAPEPS externe dans le privé, le nombre de contrats offerts passe de 58 à 110, soit une augmentation de 90%. Dans le même temps, les postes au CAPEPS externe augmentent de 12,5% (de 400 à 450), et ce sont toujours, pour les enseignants d’EPS du public, quasiment 2 départs en retraite sur 3 qui ne sont pas remplacés depuis 5 ans. Pour le CAER, équivalent du CAPEPS interne dont le SNEP a obtenu la réouverture, le privé « prend le train en marche », et se voit attribuer 40 postes, soit le même nombre que le CAPEPS interne, alors qu’il y a traditionnellement environ 2,5 fois plus de candidats au CAPEPS interne qu’au CAER. Plus globalement, alors que le nombre de postes ouverts aux concours de recrutement du second degré public stagne à 8600, les contrats pour les concours externes de l’enseignement privé sont multipliés par 2,3. Ils passent de 776 à 1800, soit une augmentation de 132% ! A l’évidence, le dogme du non remplacement d’un départ à la retraite sur 2 ne concerne pas l’enseignement privé ... C’est une preuve supplémentaire après d’autres (loi Carle, accord Vatican-Etat Français sur les diplômes, extension de la loi Debré à l’enseignement supérieur, etc.), que ce gouvernement a décidé de déstabiliser durablement l’enseignement public et simultanément de pousser encore plus loin le soutien à l’école privée. La République est-elle encore laïque ? Avec la réforme des Universités (loi LRU), la réforme des lycées, les régressions imposées dans la formation des enseignants et la mise en place chaotique de la mastérisation pour les recrutements, le double scandale de la faiblesse des recrutements et de leur injuste répartition montre s’il en était encore besoin que c’est bien l’ensemble du service public d’éducation nationale et laïque qui est la cible des politiques menées par N. Sarkozy, F. Fillon, L. Chatel et V. Pécresse. C’est aussi pour combattre ce choix de société visant à affaiblir l’Ecole de la République, que le SNEP et la FSU appellent l’ensemble des personnels à se mobiliser dans la grève du 21 janvier et la manifestation nationale du 30 janvier, et à participer aux diverses actions de protestation et de mise en avant de leurs propositions, dans les établissements, les IUFM, les universités.
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