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| Paris le mardi 13 décembre 2007 HAND BALL Un championnat du monde doublement clandestin Le service public de l’audiovisuel a décrété le black-out sur le championnat du monde féminin de hand-ball. Qui s’en émeut ? Certainement pas le Secrétaire d’Etat aux sports faisant preuve d’un étonnant aveuglement ! Son silence poli est d’autant plus incompréhensible qu’il affirme régulièrement vouloir se battre pour que la France accueille de grands évènements sportifs. Nous en avons un sur le territoire. Il se joue dans l’indifférence de la responsabilité publique. Comme d’autres championnats d’ailleurs, celui-ci est passé à la trappe du service public audiovisuel. Ce championnat est frappé d’une double indignité : un sport qui rapporte peu financièrement et qui est de surcroît féminin. Le ministère est muet. Les médias publics sont muets. Le service public du sport est malmené et ce ne sont pas les déclarations à la cantonade d’un Secrétaire d’Etat qui vont le sortir de l’ornière. Ses déclarations sur la promotion du sport des femmes demeurent une astuce publicitaire. L’expérience des championnats du monde de foot, d’athlétisme, rugby, montre l’impact de la télévision sur le choix des familles et des jeunes dans le développement des pratiques ; les clubs en ont d’ailleurs tiré des bénéfices en ayant vu l’afflux de demandes de licences. Le service public doit retransmettre, pour des sports ayant acquis un développement suffisant, les rencontres majeures des équipes nationales et des grandes rencontres. Le hand-ball est une discipline scolaire plébiscitée par les jeunes. Ce championnat aurait pu les intéresser. Les déclarations sur le développement du sport, la santé, l’accès des publics féminins ou des milieux les plus distants de ces pratiques ne gagneront en crédibilité que lorsque tous les efforts seront mis en œuvre pour les gagner à des pratiques régulières. Un budget ministériel des sports en chute de moyens. Un Secrétaire d’Etat qui tente de mobiliser les acteurs sportifs par sa seule verve et hors des questions vives du sport pour tous. Son regard rivé vers le financement privé. Bref, un petit fiasco de politique sportive. Nous connaissions son peu de goût pour le rugby féminin, il ne faudrait pas que l’incendie se propage à toutes les activités féminines. Nous attendons un sursaut de sa part.
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