| Paris le jeudi 13 mars 2007 20 Mars : les enseignants d’EPS en grève pour leurs revendications et pour les jeunes ! L’Education Nationale est la principale victime de la politique de réduction des dépenses publiques impulsée par le gouvernement. Le second degré est particulièrement touché avec 5 516 suppressions d’emplois d’enseignants : la rentrée 2007 se traduira par une nouvelle dégradation des conditions d’enseignement dans les collèges et les lycées qui s’ajoute à celles des années passées et à celle d’ores et déjà programmée pour la rentrée 2008, si rien ne change. Dans ce contexte, le Ministre de l’Education Nationale fait de l’absence de toute négociation et du passage en force l’alpha et l’oméga de sa politique : la modification des obligations de service (décrets de 50) et des statuts des enseignants du second degré, imposée malgré l’opposition unanime des organisations syndicales et la forte mobilisation des personnels, illustre la méthode ministérielle et gouvernementale en matière de « dialogue social ». L’EPS et le sport scolaire sont particulièrement touchés : à ce jour, c’est l’équivalent de quelque 500 emplois de professeur d’EPS qui vont disparaître à la prochaine rentrée, correspondant à la suppression, d’une part, de quelque 2 500 forfaits de 3 heures consacrés à l’animation du sport scolaire et, d’autre part, des moyens alloués à la coordination des activités physiques et sportives dans au moins 1 établissement du second degré sur 4 ! Cette politique qui va mettre à la porte du sport scolaire, dès l’année prochaine, quelque 50 000 élèves dévoile la vraie pensée ministérielle quant à la place et au rôle de l’éducation physique et du sport scolaire au sein du service public de l’éducation nationale. Face à une telle politique, délibérée et provocatrice, le SNEP appelle tous les enseignants d’EPS à poursuivre leur mobilisation en participant massivement à la grève intersyndicale du 20 mars sur la base de leurs revendications :
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