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Paris le mecredi 12 septembre 2007

NI LA JEUNESSE, NI LE SPORT FEMININ ?

L’émission de France Inter, « libre cours » porte bien son nom après le passage de B. Laporte, entraîneur de rugby du XV de France !

Au-delà d’appréciations qui lui appartiennent sur ce sport, à deux reprises, sur les questions de la jeunesse et du rugby féminin, il a révélé le fond d’une pensée qui se nourrit plus de la culture des troisièmes mi-temps que des ambitions d’un futur représentant de la République. Ce Secrétaire d’Etat aura-t-il donc la seule charge du rugby, peut-être du sport de façon plus générale, hormis le rugby féminin (sport féminin ?) dont il a asséné avec franchise que « ce n’est pas son truc », ni de la jeunesse, « ce n’est pas moi » a-t-il dit. Ses quelques développements sur le sport à l’école dénotent beaucoup de confusion, ainsi qu’une connaissance élémentaire
et mal maîtrisée du dossier ; dans le dialogue entamé avec une enseignante d’éducation physique capitaine de l’équipe de France de rugby, il a fait preuve, sur cette question, d’une approche abrupte qui dénote déjà d’un sens du dialogue social particulièrement limité… !

Un « libre cours » donc, malheureux pour l’image qu’il donne auprès de la partie des auditrices et des auditeurs qu’il faudrait convaincre de l’intérêt du sport qui fait culture.

Le SNEP ne se reconnaît pas dans ces approches du sport et de la formation de tous les jeunes qui méritent des visions plus généreuses, plus respectueuses et moins guidées par quelques obsessions d’ordre privé.

« On a rien sans rien » se plaît-il à dire ; cette sentence, il devra rapidement se l’appliquer afin d’exercer ses futures responsabilités dans toute leur plénitude.