| Paris le 10 février 2010
Le sport pour être fort a besoin …
d’un service public encore plus fort
Le Secrétariat d’Etat aux Sports (S.E.S) a payé le
prix fort à la RGPP1 (Révision Générale des
Politiques
Publiques) et il est en ressorti très affaibli quant à ses
périmètres et ses capacités d’action :
- Perte de la politique d’éducation
populaire et de jeunesse
- Perte de la politique de développement
de la vie associative
- Perte des services départementaux jeunesse
et sport
- Perte de 6 CREPS sur le réseau des 20 établissements
- Suppression
des missions techniques et pédagogiques visant
la promotion du sport pour le plus grand nombre
- Suppression massive
de postes de professeurs de sport
Tel était bien là l’impact recherché par
ce premier plan de réforme, unanimement contesté La
volonté de réforme du gouvernement n’entend pas
en rester là puisque le plan RGPP2 est déjà annoncé après
les élections régionales. Ainsi des hypothèses
prévoiraient
:
- le transfert des 1700 cadres techniques, fonctionnaires
d’état,
qui seraient mis entièrement à la
disposition des fédérations sportives, et qui permettrait à l’Etat
d’abandonner toute autorité sur ces
personnels et à terme d’en faire l’économie
budgétaire,
- l’arrêt de la tutelle du S.E.S
sur les diplômes
d’état d’éducateurs sportifs ce qui revient à « marchandiser » purement
et simplement la formation aux métiers du sport et à laisser
sur le carreau
toutes les politiques d’insertion par le sport portées
par le service public.
Cette volonté gouvernementale signifierait explicitement que l’Etat
Français n’est plus concerné par le
développement d’une politique sportive nationale. Cette
vision est inadmissible. Aucune mesure ne doit être
prise dans ce sens. Le service public du sport est bien un ensemble
cohérent
qui associe :
- l’action pour le développement du sport pour
tous, que les personnels exerçant dans les services
déconcentrés assuraient au mieux avec les moyens
qui leur étaient
accordés ;
- les établissements publics de
formation de cadres, nécessaires
au maintien d’une qualité d’encadrement
garantissant la protection des usagers et le développement
des pratiques ;
- le système fédéral,
oeuvrant par délégation
pour le développement du sport de masse et du sport de
haut niveau.
Loin de la défense du statu quo, ce dispositif appelait, de la
part de ses différents acteurs, des débats et des
transformations. Le gouvernement, après avoir justifié,
au nom de sa préservation, le rattachement des sports à
la santé, profite aujourd’hui de cette situation pour le
faire disparaître ! Il escompte que ce tour de passe-passe
rende la suppression du S.E.S invisible aux yeux du grand public.
Ce coup bas doit mobiliser toutes les énergies pour exiger qu’un
grand débat public se substitue à des décisions
secrètes et antidémocratiques. 25 millions de Français,
sportifs de tous ordres, reconnus par les statistiques,
méritent un service public pour eux-mêmes et pour le bien
du pays. Le SNEP est intervenu de façon véhémente
auprès du Cabinet de la Ministre des sports et du Président
du CNOSF, pour contester l’ensemble de ce scénario.
LE SNEP et EPA appellent les personnels à amplifier leur mobilisation
pour tordre le cou à cette RGPP 2
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