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Paris le 07 octobre 2009

 

Politique sportive du Secrétariat d’Etat aux sports :
Un programme « light » pour un budget « light » ?

 

Invité à la Sorbonne le 6 octobre par Rama Yade, Secrétaire d’Etat aux sports, le SNEP-FSU a été particulièrement attentif aux propos qu’elle a tenus. Elle s’était fixée de répondre à deux questions : où en sommes-nous du « modèle sportif français » et quels en sont ses nouveaux enjeux ?

La projection d’un film avait pour ambition de répondre à la première question. Elle a été complétée par l’exposé des doutes de la Secrétaire d’Etat, sur ce qu’il reste du modèle sportif français après les mesures RGPP qui ont abouti à supprimer toutes les directions départementales consacrées aux sports ainsi que le tiers des établissements de formation (CREPS).

A la tête d’une administration à la puissance de frappe considérablement allégée, nous avons eu droit à un long exposé (inventaire à la Prévert) de Rama Yade sur les pistes qu’elle entend explorer au cours de son mandat. Cela fait-il son programme ? Redessine-telle de nouvelles ambitions ? Certainement pas ! Le sport à l’école n’est pas oublié mais ramené aux expériences de Calmat-Chevenement (1984) ou Guy Drut (1996), qui n’ont jamais survécu à leurs auteurs et n’ont jamais été constitutives de l’EPS scolaire. Sa variante actuelle dite d’accompagnement éducatif n’a d’ailleurs pas été citée tant elle peine à démontrer son intérêt.

Devant un parterre plutôt fourni, la Secrétaire d’Etat loin d’exposer un projet conséquent, s’est contentée  d’un relevé d’actions. Même si certaines d’entre elles, ciblées, méritent d’être soutenues, son mutisme sur le budget 2010 est évocateur des limites dans laquelle elle a été enfermée et que la Ministre de la santé et des Sports, Roselyne Bachelot, s’est efforcée de parfaire.

Au final, beaucoup de défis pour un modèle sportif particulièrement asphyxié.