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| Paris le 06 décembre 2006 L’EPS et le sport scolaire gravement menacésLe SNEP FSU entre en campagne ! Grève le 18 décembre ! La loi Fillon, en instituant un socle commun, a ouvert la porte à de sérieuses dégradations qui attaquent l’école dans ses fondements, l’EPS y figurant en première ligne. Les mesures s’accumulent :
… deux nouveaux projets de texte remettent en cause fondamentalement l’EPS, le Sport Scolaire et la professionnalité des enseignants d’EPS. Le projet de modification des décrets de 1950 sur les obligations de service des enseignants entend supprimer le droit pour tout enseignant d’EPS d’avoir, dans son service, un forfait de 3h pour animer l’association sportive (A.S.) de son établissement. C’est le chef d’établissement qui désignerait les enseignants d’EPS animateurs. La notion de forfait pour tous disparaîtrait. Cette mesure menace dans ses fondements-mêmes ce véritable service public du sport pour les jeunes. Le sport scolaire est en sursis. La duplicité du ministre est évidente : dans le même temps qu’il confie à l’Inspection Générale une mission sur les associations sportives, il a donné aux recteurs des consignes afin de raboter le maximum de forfaits dans les établissements scolaires avec la seule consigne de récupérer au final l’équivalent de 400 emplois d’enseignants d’EPS. Pour en avoir longuement discuté avec ses conseillers, il sait que cette décision portera un coup fatal au sport des scolaires. Ce cynisme est inadmissible et démontre une fois de plus que le dialogue social n’est que l’application de sa politique tournée contre les jeunes. L’expérience montre qu’il est largement possible de dynamiser toutes les A.S. comme le prouve le dernier bilan de l’UNSS qui démontre une grande vitalité en particulier en direction des jeunes des milieux défavorisés, du secteur rural et des jeunes filles. De plus, ce même projet prévoit le passage d’enseignants d’EPS monovalents à des enseignants bivalents, voire polyvalents. Avec deux aspects, la possibilité donnée (ou l’obligation !) pour un enseignant d’EPS d’enseigner dans une autre discipline sans qualification, ou à l’inverse pour un autre enseignant d’encadrer l’EPS, alors que la législation oblige à la licence STAPS, à des qualifications en sauvetage et secourisme. La sécurité et la formation des jeunes seraient menacées ! Des tâches ou obligations indispensables au bon fonctionnement des établissements et des associations sportives (coordination disciplinaire, de district UNSS, …) seraient remises en cause. Le projet de cahier des charges sur la formation des maîtres réduit la professionnalité enseignante en centrant la formation sur le socle, en introduisant la bivalence. Il ignore la spécificité de la formation des enseignants d’EPS pourtant considérée comme une expérience intéressante par nombre de spécialistes. En particulier il fragilise les contenus du concours et la pré-professionnalisation telle qu’elle existait en STAPS,... Tous ces éléments convergent et mettent en évidence une attaque sans précédent contre l’éducation physique et le sport scolaire avec deux objectifs intimement liés :
Le SNEP-FSU a décidé de rentrer en campagne ! Déjà 16 000
enseignants d’EPS ont signé une pétition contestant
ces orientations ; ils s’adressent actuellement aux parents,
aux étudiants, au mouvement sportif, aux élus et candidats,… C’est
un véritable plan d’actions diversifiées qui est
lancé avec un premier temps fort : un appel à la
grève et à manifestations des enseignants d’EPS
le 18 décembre, jour ou le décret devrait être
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