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| Paris le 03 juillet 2008 Pas d’éducation en lycée Le SNEP FSU s’inquiète vivement à la lecture de deux rapports récents sur le baccalauréat, celui du sénateur J. Legendre (chargé de mission sur la question du bac) et celui du médiateur de la république, qui mettent en cause la place de l’EPS au lycée. J. Legendre propose un baccalauréat où l’élève ne pourrait plus compenser « ses faiblesses dans une matière principale » avec des « matières secondaires » ! Il propose une liste de cinq disciplines dans laquelle ne figure pas l’EPS. Le médiateur de la république reprend la notion de recentrage de l’évaluation au bac sur des disciplines fondamentales et, parlant des options dont il juge le nombre excessif, il cite les langues rares et… l’EPS ! Outre le retour à des conceptions dépassées sur disciplines fondamentales et secondaires, cela remet profondément en cause l’exigence pour les jeunes de disposer d’une culture commune riche, diversifiée et équilibrée. En proposant la suppression de l’évaluation de l’EPS au Bac et en fragilisant les options EPS au lycée, c’est un pan fondamental de la formation des jeunes qui est rejeté. C’est l’intérêt de l’EPS qui est contesté. Le SNEP FSU conteste vigoureusement ces propositions. Il exige un débat approfondi sur le baccalauréat et demande au ministère de l’éducation nationale de confirmer la place de l’EPS comme discipline obligatoire pour tous les lycéens, évaluée aux différents examens, ainsi que le maintien et le développement des options EPS en lycée, conformément aux engagements pris par le président de la République et le ministre de l’EN sur la revalorisation de la place de l’EPS dans le système éducatif. Le SNEP, qui a développé ces exigences lors de l’entrevue du 19 juin avec JP. de Gaudemar, chargé de mission sur la réforme des lycées, sera très attentif au discours de cadrage du ministre de l’EN, dans les jours à venir. |