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Violences

L’ONU définit les violences à l’égard des femmes comme tout acte de violence dirigé contre les femmes, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée  (ONU, Déclaration sur l’élimination des violences contre les femmes du 20 décembre 1993).

Dans le monde, le constat est effrayant. L’ONU femmes parle d’une  pandémie aux formes variées.

Extraits :
« La plupart du temps, la violence apparaît dans le cadre de relations intimes et de nombreuses femmes désignant leur conjoint ou partenaire comme étant l’auteur des violences perpétrées. On estime que près de la moitié des femmes assassinées en 2012 l’ont été par leur partenaire intime ou par un membre de leur famille. La plupart du temps, la violence envers les femmes est gardée sous silence. Par exemple, une étude basée sur des entretiens avec 42 000 femmes des 28 États membres de l’Union européenne a révélé que seulement 14 % des femmes signalaient à la police le fait de violence le plus grave commis par un-e partenaire intime et 13 % le fait de violence le plus grave commis par une autre personne. À l’échelle mondiale, plus de 700 millions de femmes actuellement en vie se sont mariées alors qu’elles étaient encore enfants (avant l’âge de 18 ans). Parmi celles-ci, plus d’une sur trois s’est mariée avant son 15e anniversaire — ce qui représente environ 250 millions de femmes. Les enfants mariées n’ont souvent pas la possibilité de négocier des rapports sexuels protégés, ce qui les rend vulnérables aux infections sexuellement transmissibles, dont le VIH/sida, ainsi qu’à la maternité précoce. Le manque de maturité physique qui empêche les filles de mettre au monde leurs enfants fait courir des risques tant à ces mères qu’à leurs bébés. En outre, une fille pauvre est 2,5 fois plus susceptible de se marier pendant son enfance qu’une fille issue du quintile le plus riche de la population. Dans tous les pays pour lesquels des données sont disponibles, les responsables de violence physique les plus souvent cités par les femmes mariées ou qui l’ont été sont leurs partenaires actuels ou passés. Environ 120 millions de filles dans le monde (soit un peu plus d’1 sur 10) ont déjà été forcées à avoir des relations sexuelles ou à s’adonner à d’autres actes de nature sexuelle à un moment donné dans leur vie. Dans les 29 pays d’Afrique et du Moyen-Orient où ces pratiques néfastes sont les plus courantes, plus de 133 millions de filles et de femmes ont subi l’une ou l’autre forme de mutilations génitales féminines (MGF). En plus de l’extrême souffrance physique et psychologique qu’elles endurent, les filles qui subissent des MGF risquent des saignements prolongés, une infection (notamment par le VIH/sida), la stérilité, des complications au cours de la grossesse et la mort. Des millions de femmes et de filles, victimes de la traite des êtres humains, se retrouvent prises au piège de l’esclavage moderne. À l’échelle mondiale, les femmes et les filles représentent 55 % des victimes du travail forcé, estimées à 20,9 millions dans le monde, et 98 % des victimes d’exploitation sexuelle, estimées à 4,5 millions.  Aux États-Unis, dans les écoles publiques, 83 pour cent des filles de la 8e à la 11e année (de 12 à 16 ans) ont déjà été victimes de l’une ou l’autre forme de harcèlement sexuel.».

Aucun pays, aucune culture, aucune région, aucun milieu social, culturel ou professionnel n’échappent à ces phénomènes de violences, ultimes incarnations des effets multiples de la domination des hommes sur les femmes.

Dans les pays de l’Union européenne, entre 40 et 50 % des femmes subissent des avances sexuelles ou des contacts physiques non désirés ou d’autres formes de harcèlement sexuel au travail.

En France, une femme décède tous les trois jours sous les coups de son conjoint.

Près de 216 000 femmes, âgées de 18 à 75 ans, sont soumises à la violence physique et/ou sexuelle de leur ancien et actuel conjoint, qu'il soit mari, concubin, pacsé, petit-ami… La majorité reste muette, pour protéger leurs enfant, leur réputation ou leur vie, par crainte des représailles. Souvent, ces hommes violents possèdent également une emprise psychologique très forte qui plonge leur victime, isolée, dans un climat de peur permanent. Seules 16% d'entre elles déposent plainte, selon les chiffres du gouvernement. 

Pour intervenir, un collectif  www.violencesfaitesauxfemmes.com et un numéro d’urgence  3919

Pour en savoir plus, le rapport 2015 sur leur impact : 
http://www.stopauxviolences.blogspot.fr/2015/02/synthese-du-rapport-impact-des.html

Nina Charlier

 

 

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