| Paris le 02 avril 2010
Alerte : Pas d’école de qualité sans
enseignants bien formés !
Cher-e- collègue
Le SNEP vous alerte !
Reçus aux concours 2010 n’ayant effectué que
la moitié du cursus master et directement à temps plein
(ou presque) devant les classes, collègues et établissements
sommés de les accueillir dans les pires conditions, demandeurs
de mutations floués, élèves "cobayes",
parents trompés,... tout le monde est pénalisé (dont
plus d’un 1,5 millions d’élèves), tout
le monde doit être solidaire dans l’action.
A terme, c’est toute l’école qui est fragilisée
et notre métier qui est dévalorisé. Enseigner serait-il
le seul métier qui ne s’apprend pas ? !
Un pouvoir fragilisé, des Recteurs en grande difficulté
La longue lutte menée depuis 2 ans sur ce dossier avait contraint
le ministère à prévoir qu’un tiers du temps
de service des lauréats aux concours de recrutement soit consacré à leur
formation professionnelle. Insuffisant à nos yeux, mais mieux
que la suppression totale initialement prévue, le ministère
fait tout pour remettre cette mesure en cause, par exemple en comptant
le temps de tutorat (prévu hors temps de service) dans celui-ci.
Le ministère a renvoyé sur les recteurs la mise en œuvre
de la réforme en leur ayant au préalable supprimé les
moyens notamment en terme d’emplois (dont 16 000 emplois de
stagiaires récupérés suite à la réforme!).
Résultat : service des collègues stagiaires sur un
temps complet ou quasi complet ; affectation sur des supports complets
retirés des postes mis au mouvement intra académique des
personnels ; formations avec IPR hors-temps de travail et quelques
stages à l’université ou l’IUFM avec remplacement
le plus souvent par un étudiant en deuxième année
de master, tuteurs le plus souvent non déchargés de cours,
minimisation du rôle des IUFM, …
Pourtant la fragilisation du pouvoir après les élections
régionales est bien réelle, et les recteurs ne savent plus
vraiment comment s’y prendre, malgré un « plan
communication » qui tente de masquer cette réalité
Agir collectivement
Cette situation difficile nous offre paradoxalement la possibilité de
mettre en grande difficulté l’administration de l’Education
Nationale. C’est pourquoi nous te proposons, avec les collègues
autour de toi, d’exprimer collectivement votre refus de la réforme
et votre solidarité avec les néo recrutés 2010,
en refusant les conditions d’entrée dans le métier
qui leur sont faites.
Selon la situation de ton établissement, selon les choix de ton
recteur, cela passe, simultanément ou non, par :
-
le refus du placement des stagiaires à temps complet à la
rentrée
et l’exigence d’une formation au moins à mi temps
avec des conditions proches de celles des années passées
avec rôle
important des IUFM, condition indispensable à une bonne formation ;
- la
contestation de l’implantation de « postes berceaux » pour
l’affectation des stagiaires, issus de la transformation de postes
vacants ou libérés ;
- la proposition d’implantation
de « berceaux » de,
au maximum, un ½ service, AS comprise, à partir des
blocs de moyens provisoires (BMP, blocs d’HSA) ;
- la mise
en suspens de l’accord d’être tuteur à la
rentrée prochaine, si les conditions de stage ne sont pas modifiées
(nous rappelons que la charge de tuteur ne relève d’aucune
obligation réglementaire de service, et donc ne peut en aucun
cas être imposée à quiconque) ;
- l’explication
aux parents pour leur dire qu’il est de notre
responsabilité d’accueillir les jeunes enseignants dans
de bonnes conditions et que la réforme de la formation ne le
permet pas.
En même temps, il nous faut poursuivre nos actions pour l’emploi
et l’augmentation des recrutements, pour l’amélioration
des conditions de travail et d’emploi, contre les HSA, etc.
Enrayer l’engrenage et peser pour un abandon de cette
réforme et une remise à plat totale !
Nous disposons avec cette modalité d’action d’un
formidable moyen de pression pour obliger chaque recteur à revoir
sa copie, dans l’intérêt de tous. Rien ne peut être
mis en place sans la participation effective des collègues !
Le SNEP met également à disposition ci-dessous des
exemples de pétition et d’intervention en CA (qui peut facilement être
transformée en motion du CA). Nous vous appelons à signer,
si ce n’est pas déjà fait, la pétition « 100 000
voix pour la formation des enseignants ».
Il est régulièrement demandé au SNEP de varier
les modalités d’action syndicales. C’est ce que nous
proposons ici.
Un mot enfin pour dire que ce n’est pas à la rentrée
2010 qu’il faudra envisager de mettre en œuvre cette action,
mais avant les congés d’été. Il y a donc urgence à débattre
collectivement dans les établissements, à prendre des décisions
de positionnement, d’action et d’intervention auprès
des recteurs.
A bientôt donc, ensemble, nombreux, dans l’action
collective.
La direction nationale du SNEP
Voici quelques outils pour mener l'action
dans les établissements contre les conditions dans lesquelles
l'administration entend faire effectuer la première année d'enseignement
et de formation des stagiaires post concours en 2010/2011.
Déclaration
au Conseil d’administration (Transformable en motion du
CA)
Pétition
- Pas d’Education de Qualité Sans Enseignants bien formés.
L’administration se moque des élèves, des enseignants, du
métier !
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